Unfriendly Takeover – les héros de la classe ouvrière sont morts

von Redaktion am 5. Mai 2021

De Christof Berger

«There’s class warfare, all right, but it’s my class, the rich class, that’s making war, and we’re winning.» («Il y a bel et bien une lutte des classes, mais c’est ma classe, la classe riche, qui fait la guerre, et nous gagnons.») – Warren Buffett, milliardaire américain, dans une interview avec Ben Stein dans le New York Times, 26 novembre 2006.

La constatation voulue très critique du gros investisseur et entrepreneur américain Warren Buffets reflète sans aucun doute la situation politique actuelle et a probablement toujours été vraie, mais avec une intensité différente. De tout temps, la prospérité et la puissance sont allées de pair. Mais il y a aussi une période pendant laquelle les travailleurs ont nourri l’espoir légitime de combattre eux-mêmes la lutte des classes dans les institutions politiques. Cela remonte toutefois à belle lurette. Au cours des trois dernières décennies, sous prétexte d’augmenter l’efficience, des hiérarchies d’éducation presque imperméables se sont établies parmi la Gauche. Celle-ci exclut ainsi progressivement la «population active» d’une participation politique active et sérieuse.

Domination des universitaires

Plus que 18 «employé-e-s» siègent au Conseil national suisse depuis 2019. Ce sont moins de 10%, et ils sont bien entendu «engagés» dans des postes de direction. La population dite «active» est représentée presque exclusivement par une seule branche, à savoir l’agriculture (15 mandats), qui est surreprésentée par rapport au nombre d’habitants. Les professions d’importance systémique, telles que le personnel de vente, les soignant-e-s, les employé-e- s de la logistique, les professionnel-le-s du bâtiment ainsi que les indépendant-e-s et les petits entrepreneurs, soit environ 60% de la population active, sont quant à eux pratiquement inexistants au Parlement. Le syndicaliste Corrado Pardini, qui avait suivi un apprentissage de mécanicien-ajusteur avant ses études, n’a pas été réélu en 2019. Au PS et chez les Verts, la part des universitaires est supérieure à 80%. Seuls les Libéraux-Radicaux et les Vert’libéraux ont encore plus d’universitaires, soit 85%. Un tiers des membres du Conseil national sont des politiciens professionnels. Le Parlement de milice risque de faire son entrée dans l’histoire. Car il arrive de plus en plus souvent que des politologues accèdent à des postes de parti pour le compte du PS et des Verts ou qu’ils deviennent cadres d’associations apparentées (club de transport, association de locataires, SEC, syndicats, etc.) immédiatement après l’obtention de leur diplôme universitaire.

Ces organismes associés sont un tremplin important pour une carrière politique. Faute d’un mandat de premier plan dans une de ces organisations et du soutien corrélé, les possibilités sont rares de décrocher un siège au Parlement national. Et les associations n’emploient pratiquement que du personnel au bénéfice d’un diplôme d’études supérieures, ce qui signifie que le serpent va encore se mordre la queue.

Jargon du travail social

A mes yeux, la Gauche ne doit et ne peut pas se passer de son élite intellectuelle et de ses universitaires. De manière générale, je souhaite que mon texte soit compris comme une critique constructive. Je suis d’avis que la Gauche a une responsabilité face au mouvement et à son histoire. Et pour que ce soit clair: loin de moi l’idée de taxer d’irresponsable la majorité du personnel du parti et de l’association. Cependant, il n’est pas injustifié de leur reprocher d’observer le monde du haut de leur tour d’ivoire. Le jargon du travail social s’est glissé dans le discours de la gauche, ce que je trouve fatal: même s’ils se donnent de la peine, les travailleurs sociaux ne parlent jamais à leurs «clients» sur un pied d’égalité, il existe un fossé social. Ce qui se veut bien intentionné a souvent un effet opposé. Et je ne mettrais pas ma main au feu qu’une partie de nos «élites» ressentent du mépris pour le mauvais goût et le langage vulgaire des travailleurs. Et cèdent ainsi à un cliché. Cela peut être perçu comme très présomptueux et offensant. Je soupçonne toutefois fortement que c’est précisément aussi pour cette raison qu’un nombre considérable de membres de la classe ouvrière, de salarié-e-s et d’indépendant-e-s ont changé de camp politique au cours des trente dernières années.

La démocratie ne fonctionne que sur un pied d’égalité

Je suis bien conscient du fait que les «élites» ont toujours joué et jouent encore un rôle prépondérant dans les conflits du travail, les coups d’Etat et les révolutions à travers le monde. Presque toujours, les inspirateurs d’idées, les instigateurs et les meneurs venaient de l’élite éduquée, souvent de la classe bourgeoise. Mais sans le soutien du «prolétariat», leurs idées seraient restées lettre morte. Et pour obtenir ce soutien, il a fallu à l’époque, et il faut encore aujourd’hui une démocratie de base vécue intensément, sur un pied d’égalité. Il est donc impératif que le point de vue de la gauche englobe aussi le collectif et pas seulement les «grands» hommes (et quelques «grandes» femmes).

Les partis de gauche se fondent sur le mouvement syndical

Historiquement, le PS est effectivement un parti travailliste. Il a émergé à la fin du XIXe siècle comme le bras politique du mouvement ouvrier. Jusque dans les années 1920, les syndicats et le parti étaient également liés sur le plan organisationnel. Les acquis sociaux de la gauche au XXe siècle reposent sur les revendications du mouvement ouvrier. Les plus importantes d’entre elles sont contenues dans le catalogue de revendications qui ont été mises en avant lors de la grève générale de 1918. A savoir:

  • Renouvellement immédiat du Conseil national à la proportionnelle, adopté peu avant
  • Introduction du suffrage féminin
  • Introduction du devoir de travailler pour tous
  • Introduction de la semaine de 48 heures
  • Réorganisation de l’armée en une armée populaire
  • Mesures assurant le ravitaillement
  • Assurance vieillesse et invalidité
  • Monopole de l’Etat sur le commerce extérieur
  • Impôt sur la fortune pour payer la dette publique

En 1918, la semaine de 48 heures est mise en place en Suisse. En 1919, les premières élections se déroulent au Conseil national selon le système proportionnel, et c’est également cette année-là que les premiers jalons de l’AVS sont posés. Toutefois, sa mise en œuvre a pris beaucoup plus de temps. L’AVS n’a été introduite qu’en 1948 et le droit de vote des femmes encore plus tard, en 1971. Entre-temps, un grand nombre de féministes semblent avoir oublié que leur histoire repose également sur les luttes du mouvement prolétaire des femmes.

Il semble ignorant, négligent et cynique de trahir ces fondements du mouvement en affirmant que l’électorat de gauche serait désormais constitué de la classe moyenne supérieure et des propriétaires. Et que les couches inférieures ne participeraient pratiquement pas à la vie politique. La Gauche deviendrait ainsi un parti radical plus social et sombrerait dans l’insignifiance.

Haute conjoncture de l’après-guerre et guerre froide

Avec le recul, pour l’expliquer grossièrement, c’est une idéologie du «fordisme» ou de «l’économie sociale de marché» qui a caractérisé la période entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et les années 1980 dans les pays industrialisés occidentaux. Le terme «fordisme» fait référence au constructeur automobile Henry Ford, qui produisait des voitures pour tout un chacun et payait à ses ouvriers des salaires suffisamment élevés pour qu’ils puissent s’offrir eux-mêmes ces voitures et stimuler ainsi les ventes. L’économie sociale de marché tente d’atténuer les dérives de l’économie de marché libre en la combinant avec les correctifs de l’Etat social, tels qu’une assurance chômage ou une rente étatique.

Les salaires ont augmenté suffisamment pour que les actifs puissent accéder aux produits de leur travail, tout en économisant un peu d’argent. Il en a résulté une demande, qui a permis de faire tourner l’économie. Les entrepreneurs et les actionnaires, qui ne gagnaient pas si mal, partageaient alors les gains de productivité avec la main-d’œuvre de manière plus ou moins équilibrée seulement parce qu’ils redoutaient le système communiste. Les idéaux d’une société sans classes et de la répartition – en fonction des besoins – des bénéfices engrangés par les entreprises nationalisées ont également trouvé des adeptes en Occident. Dans le même temps, les syndicats et les partis de gauche nés vers la fin du XIXe siècle, auquel appartenait notamment le parti social-démocrate, ont fait passer de nombreuses revendications sociales (p. ex., le suffrage féminin, l’AVS, la semaine de 42 heures). Elles ont apporté quelque chose, même si la révolution tant espérée par certains ne s’est pas réalisée. La guerre froide (le conflit latent permanent entre les puissances occidentales capitalistes sous l’égide des États-Unis et le bloc de l’Est, aussi appelé bloc communiste, conduit par l’Union soviétique) a permis aux travailleuses et travailleurs ainsi qu’à la classe moyenne occidentale de vivre de manière assez confortable. Chez les sociaux-démocrates, un fonctionnaire de gare aux CFF pouvait devenir président de parti et un monteur en chauffage conseiller fédéral.

Chute du mur et tournant néolibéral

Par la suite, les systèmes communistes du bloc de l’Est ont commencé à s’éroder. La guerre froide a perdu de son horreur. Il n’est donc pas étonnant que ce soit précisément à cette époque qu’une idée économique des années 1930 ait pris un nouvel envol: le néo-libéralisme

ou le libéralisme économique. Cette idéologie préconise que toute pensée et action économique s’autorégulent et qu’il ne devrait donc y avoir aucune restriction ou réglementation légale pour l’économie. Il s’agissait et il s’agit donc pour l’essentiel de protéger le capital de toute emprise démocratique. Sous l’influence de cette façon de penser, on a créé des conditions-cadres institutionnelles fixes, valables dans le monde entier. Elles interdisent systématiquement à la classe politique de toute couleur de procéder à une redistribution au détriment du capital. En outre, à la suite de la mondialisation, nombre d’entreprises ont délocalisé des emplois vers des pays à bas salaires. Il en a résulté une concurrence ruineuse entre les Etats-nations pour obtenir des avantages fiscaux afin de se fidéliser les entreprises.

Le virage néo-libéral n’a pas épargné les partis sociaux-démocrates. En Allemagne et en Angleterre, des politiciens connus auparavant uniquement du bloc bourgeois prennent les commandes avec Gerhard Schröder et Tony Blair. En Suisse aussi, les luttes intestines se multiplient au sein du parti, mais, en termes de politique démocratique à long terme, le phénomène de la «professionnalisation» devrait se révéler être un problème principal.

Perte d’importance de la base

Jusqu’aux années 1980, les partis, les syndicats et les associations de gauche étaient constitués de sections ou des groupes locaux relativement forts. Ils influençaient et participaient fortement à la politique de ces organismes. Les secrétariats régionaux et nationaux ont soutenu ces groupes locaux ou ces sections. Et, bien sûr, les secrétaires employés ont marqué de leur empreinte la politique. A partir des années 1990, face aux revers et à l’érosion des membres, les sections ont perdu de leur importance et les secrétariats ont été développés. En conséquence, la fixation des thèmes politiques s’est progressivement déplacée vers les secrétariats.

Cette situation est problématique à plusieurs égards. Si l’on assimile les membres d’un parti, ladite «base du parti» (par exemple, la base d’un syndicat) au législatif et les secrétariats à l’exécutif, on obtient le même effet que pour les mesures d’urgence prises par le Conseil fédéral pendant la pandémie: l’exécutif décide plus ou moins de son propre chef de la mise en œuvre de mesures d’envergure.

Au XXe siècle, il était en outre encore courant de recruter les cadres des partis (ou des syndicats) parmi la base. Les membres particulièrement actifs des comités de section avaient ainsi des chances de faire carrière dans le parti ou dans les organisations associées. Cela aussi a fondamentalement changé depuis que seuls les critères de formation comptent pour occuper des postes affectés au secrétariat: sans diplôme universitaire, il n’est pratiquement plus possible d’y accéder. Les compétences acquises sur le tas n’ont pratiquement plus de valeur. Seules les personnes qui possèdent des diplômes ont donc une chance. Ainsi, les travailleuses et travailleurs se voient peu à peu exclus, par l’ancien parti ouvrier et les syndicats, de la participation politique sérieuse et surtout des emplois et mandats rémunérés. Il en va de même pour les Verts, aussi actifs à gauche de l’échiquier politique depuis les années 1970.

Dans l’économie réelle, les choses ne sont guère différentes. Mais peut-on vraiment reporter exactement sur la politique les réalités concurrentielles de l’économie de marché? La Gauche ne préconise-t-elle pas une redistribution du haut vers le bas et des salaires équitables? Cet idéal ne devrait-il pas valoir également pour la codétermination et la participation politique? Je n’entends pas seulement la codécision dans les entreprises. Car il y a une différence fondamentale dans l’estime de soi si l’on se donne les moyens d’agir ou si l’on se fait représenté par un-e avocat-e.

Politique pour les autres

Le changement de paradigme s’est fait progressivement. Il est presque passé inaperçu pour la majorité, d’autant que les membres des organisations de jeunesse de la plupart des partis n’ont cessés d’être recrutés dans les universités. La proportion d’universitaires au sein des partis politiques est donc restée relativement élevée. Néanmoins, jusqu’à la fin du XXe siècle, les travailleurs ont été plus ou moins intégrés dans la Gauche. On faisait de la politique pour soi-même et ses semblables. Aujourd’hui, la politique est faite pour les «autres» – pour les travailleuses et travailleurs, pour les personnes touchées par la pauvreté, pour les migrant- e-s et les réfugié-e-s.

En 1995 déjà, un nouveau style est apparu au PS avec l’arrivée au Conseil fédéral de l’avocat Moritz Leuenberger. Il se positionne immédiatement comme un esthète, un esprit cultivé qui fait comprendre de tout son être qu’il n’a jamais gardé des cochons avec les gens ordinaires. Peu après son élection, alors qu’il est confronté aux préoccupations des délégué-e-s présents à un congrès syndical, il répond offensé: «Notez que je ne suis plus «votre cher camarade dans ma fonction de conseiller fédéral».

Aujourd’hui quand des conseillères et conseillers nationaux manifestent soudain en public leur sympathie pour les travailleurs, on se sent un peu mal à l’aise. C’est comme quand un conseiller financier s’enthousiasme pour la vie des paysans de montagne – belle, libre et frugale. Ou lorsque l’image du travailleur est portée aux nues – tous partis confondus – pour enjoliver le cliché. «Chaque jour, on bosse du lever au coucher, notre parfum pue la sueur et le purin, et la vie n’est belle que chez nous», entend-on entre-temps jodler d’innombrables rockers alpins d’extrême droite et enfants de travailleurs de tous les haut-parleurs. Même les syndicats s’y mettent en brossant un tableau à peine plus différencié dans leurs publications: les employé-e-s y sont présentés uniquement dans leurs vêtements de travail, les ouvriers du bâtiment avec des casques et des gilets fluorescents, les infirmières en blouse médicales, les postiers en uniforme postal et les vendeuses dans le commerce de détail en tablier d’entreprise. La plupart du temps, il ne s’agit pas d’individus, mais plutôt d’un collectif formé de «soldats ouvriers» instrumentalisés, à qui on accorde, au mieux, un passe-temps plus ou moins intéressant. Or le monde du travail a évolué des boulots industriels à des emplois de service. Et une grande partie des actifs travaillent en indépendants, souvent à leur propre compte et sans employé-e-s.

Percée dans la formation des travailleuses et travailleurs

Il y a cent ans, la Gauche croyait encore en des travailleuses et travailleurs responsables. En 1922, l’Union syndicale suisse et le PS fondent la Centrale suisse d’éducation ouvrière, avant tout pour encourager la relève syndicale, mais aussi pour préparer les responsables des comités de section et les secrétaires à leurs tâches et pour obtenir des compétences en droit du travail et en politique. L’institut de formation des syndicats existe toujours. Depuis 2001, il s’appelle Movendo. Aujourd’hui, on distingue toutefois de manière beaucoup plus stricte qu’il y a vingt ans entre les cours destinés aux «membres» et ceux destinés aux «employé-e-s». Les secrétaires syndicales et syndicaux peuvent désormais suivre un cursus de formation pour l’obtention du brevet fédéral de secrétaire syndical-e. Le brevet fédéral n’existait pas encore en 1997/98, lorsque l’auteur de ce texte, alors vice-président d’une section syndicale locale, a suivi le cursus de l’Ecole syndicale suisse. L’engagement des «membres» pourrait néanmoins tôt ou tard s’essouffler s’ils réalisent que seul le travail de titan bénévole et gratuit leur est réservé.

Entre-temps, la classe politique s’enthousiasme pour le modèle de formation professionnelle duale, espère que l’égalité des chances s’améliorera et promet plus d’éducation comme solution à presque tous les problèmes (ce qui est peu risqué, puisque le succès ou l’échec de la mesure ne pourra être mesuré que dans 15 à 20 ans). En même temps, c’est une façon détournée de dire: si vous, les salarié-e-s, voulez participer aux décisions et apporter votre contribution à une once de prospérité, il vous suffit de reprendre des études. Ou d’envoyer au moins vos enfants à l’université pour qu’ils s’en sortent mieux plus tard. Ces conseils convaincront-ils les coiffeuses, les mécaniciens en automobiles, les accompagnatrices de train et les agent-e-s des centres d’appel? La Gauche s’engage, depuis la nuit des temps, pour la démocratie économique, donc pour que la codécision au travail l’emporte sur le capital. Il lui reste toutefois à se poser la question de savoir si ses propres idéaux sont vécus sous une forme adéquate au sein de ses organisations.

Qu’est-ce qui définit un mouvement politique?

Je ne sais pas dans quelle mesure la Gauche est aujourd’hui encore consciente de l’histoire. En tout cas, j’ai souvent l’impression que les politiciens professionnels formés dans les universités ne lui accordent aucun rôle. Seules les affaires courantes comptent pour eux. Or la Gauche doit se demander si ses cercles politiques et ses comités d’initiative, forts chacun d’une petite douzaine de membres, sont vraiment suffisants. Elle doit se demander comment restaurer la collectivité et l’action politique dans notre monde individualisé et fragmenté. Elle doit également aborder son histoire de manière critique, ne pas enjoliver les évolutions négatives, mais en tirer des enseignements pour l’avenir.

Et cela m’amène à la question suivante: qu’est-ce qui définit un mouvement politique ou un parti politique? «L’émulation de trouver les meilleurs arguments ou les meilleures idées», répondront certainement beaucoup. Ce n’est pas faux. Mais on ne mobilise aucun mouvement de cette façon. C’est le concours d’idées qui convient au mieux à l’orientation du processus démocratique. Pour un mouvement, en revanche, il faut beaucoup plus. Il doit savoir où il veut aller, il doit développer une utopie crédible qui semble souhaitable et réalisable. Il doit être religion, famille et patrie. Il doit montrer des perspectives, stimuler les gens, leur permettre de se réaliser. Ce n’est que de cette manière que ce mouvement est fondé sur le principe de la démocratie, qu’il est crédible.

Les syndicats vont-ils se transformer en assurances?

Il serait intéressant d’observer le développement des syndicats dans les années à venir. De nombreux secrétaires syndicaux-ales, qui avaient été recrutés dans les domaines professionnels et les entreprises, ont trouvé des tâches dans les secrétariats régionaux pendant un certain temps. Cependant, un grand nombre de ces postes ont été victimes de mesures de rationalisation au cours des deux dernières décennies. Pour certains des titulaires d’emplois concernés, cela a signifié une descente vers la précarité. Comment un secrétaire syndicaliste de plus de 50 ans peut-il trouver un emploi sur le marché du travail général? Très peu d’entre eux ont réussi à gravir les échelons de la direction. Or cette génération prendra sa retraite ces prochaines années. Les organisations de travailleurs vont- elles alors se transformer en une sorte d’assurance ? Et n’y aura-t-il du soutien plus que pour les groupes professionnels qui sont faciles à organiser et pour lesquels des conventions collectives de travail peuvent être conclues avec quelques grandes entreprises ? Qu’en est- il des auxiliaires agricoles venus de l’étranger, engagés pour les récoltes? Et des indépendant-e-s?

La lutte des classes doit rester au centre

Ces dernières années, l’électorat des partis de gauche s’est de plus en plus déplacé de la «classe ouvrière» vers les couches urbaines de centre gauche. Cette évolution ne résulte pas uniquement de la désindustrialisation, mais s’explique aussi du fait que le parti représente ses milieux avec de plus en plus d’avocats. La question de la lutte des classes, cependant, est et reste la question centrale de la politique de gauche. Non seulement le PS, mais aussi les Verts sont aujourd’hui bien représentés dans les syndicats. «Le rapport entre pauvres et riches est le seul élément révolutionnaire dans le monde», déclarait déjà en 1835 le poète et révolutionnaire Georg Büchner. La Gauche ne pourra donc pas se permettre de remplacer sans contrepartie sa position claire sur la question de la répartition entre riches et pauvres, entre travail et capital, et entre formation universitaire ou non universitaire par d’autres thèmes tout aussi importants comme la question du climat ou l’égalité des sexes. Ces thèmes sont liés à la lutte des classes. Retrouver une politique des travailleurs crédible n’est pas une tâche facile. Il convient de s’y atteler dès à présent.

Christof Berger, né en 1959, habite à Hinterkappelen. Il est coprésident du GI Indépendant-e-s de syndicom et membre du comité central de syndicom ainsi que membre du comité de SPplus Wohlen BE. Il a siégé de 2002 à 2008 au Grand Conseil bernois pour le PS.

Il admet qu’il n’est lui-même pas issu de la classe ouvrière. Son père était un graphiste peu doué en affaires, sa mère était couturière, et les revenus de la famille étaient bas. Ses parents se sentaient appartenir au milieu artistique et culturel et méprisaient les travailleurs qu’ils considéraient comme «frustes». Ses racines sont donc ancrées dans le précariat bohémien. Il a toutefois travaillé pendant une dizaine d’années dans le service de manœuvre de la gare de Berne et y a rencontré des gens chaleureux et portés par leurs intérêts propres. Il s’est politisé au cours du mouvement des années 80 et par le biais du travail syndical.

www.christof-berger.ch

Unfriendly Takeover – die Working Class Heroes sind tot

von Redaktion am 5. Mai 2021

Von Christof Berger

«There’s class warfare, all right, but it’s my class, the rich class, that’s making war, and we’re winning.» («Es herrscht Klassenkrieg, richtig, aber es ist meine Klasse, die Klasse der Reichen, die Krieg führt, und wir gewinnen.») – Multimilliardär Warren Buffett in einem Interview mit Ben Stein in der New York Times, 26. November 2006.

Der notabene durchaus kritisch gemeinte Befund des US-amerikanischen Grossinvestors und Unternehmers Warren Buffets trifft gewiss auf die aktuelle politische Lage zu und hat vermutlich schon immer zugetroffen, einfach in unterschiedlicher Intensität. Wohlstand und Macht haben zu allen Zeiten zusammengefunden. Doch gab es immerhin mal eine Phase, während der sich Arbeitnehmende berechtigte Hoffnungen machen konnten, den Klassenkampf eigenhändig in den politischen Institutionen ausfechten zu können. Das ist allerdings lange her. Unter dem Vorwand der Effizienzsteigerung haben sich bei der Linken in den letzten drei Jahrzehnten fast undurchlässige Bildungshierarchien etabliert. Damit schliesst sie die «werktätige Bevölkerung» sukzessive von der ernsthaften aktiven politischen Teilnahme aus.

Herrschaft der AkademikerInnen

Im Schweizerischen Nationalrat sitzen seit 2019 noch 18 «Angestellte». Das ist weniger als 10%, und die sind selbstverständlich allesamt in führenden Positionen «angestellt». Die sogenannte «werktätige Bevölkerung» ist fast nur durch eine Branche repräsentiert, nämlich die Landwirtschaft (15 Mandate), welche dafür im Verhältnis zur Einwohnerzahl völlig übervertreten ist. Systemrelevante Berufe wie Verkaufspersonal sowie Pflegerinnen und Pfleger, Logistikangestellte, Baufachleute u.s.w. wie auch Selbständigerwerbende und Kleinunternehmer*innen, also etwa 60% der arbeitsfähigen Bevölkerung, sind im Parlament praktisch inexistent. Derjenige Gewerkschafter, der vor seinem Studium immerhin noch eine Maschinenschlosserlehre absolviert hatte, Corrado Pardini, wurde 2019 abgewählt. Bei der SP und den Grünen liegt der Anteil von Akademikerinnen und Akademikern dafür bei über 80%. Nur der Freisinn und die Grünliberalen stellen noch mehr AkademikerInnen, nämlich 85%. Ein Drittel der Nationalrätinnen und Nationalräte sind Berufspolitiker. Das Milizparlament droht Geschichte zu werden. Immer öfter steigen beispielsweise für die SP und die Grünen Politologinnen und Politologen gleich nach Studienabschluss direkt in Parteijobs oder das Kader der assoziierten Verbände (Verkehrsclub, Mieter*innenverband, KV, Gewerkschaften etc.) ein.

Diese assoziierten Verbände sind für eine Politkarriere wichtig. Ohne ein Spitzenmandat in einer dieser Organisationen und die daraus resultierende Unterstützung reicht es selten für einen Sitz im nationalen Parlament. Und die Verbände stellen praktisch nur Personal mit Hochschulabschluss ein, womit sich die Katze wieder in den Schwanz beisst.

Sozialarbeiter*innen-Jargon

Ich finde durchaus, dass die Linke auf ihre intellektuellen Eliten und ihre Akademiker*innen nicht verzichten soll und kann. Grundsätzlich möchte ich meinen Text als konstruktive Kritik verstanden wissen. Ich bin aber der Meinung, dass diese der Bewegung und ihrer Geschichte gegenüber in einer Verantwortung stehen. Und um auch dies klarzustellen: Ich möchte dem Gros des Partei- und Verbandspersonals keineswegs Verantwortungslosigkeit unterstellen. Allerdings ist der Vorwurf des Elfenbeinturms eben auch nicht unberechtigt. In den Diskurs der Linken hat sich beispielsweise so ein Sozialarbeiter*innen-Jargon eingeschlichen, den ich fatal finde: Auch wenn sie sich noch so Mühe geben, Sozialarbeiter*innen sprechen mit ihren «Klient*innen» nie auf Augenhöhe, da besteht ein soziales Gefälle. Gut gemeint ist dann oft das genaue Gegenteil von gut. Und ich möchte nicht die Hand dafür ins Feuer legen, dass nicht Teile unserer «Eliten» Verachtung für den schlechten Geschmack und die derbe Ausdrucksweise der Arbeiter*innen empfinden. Und damit einem Klischee aufsitzen. Das kann sehr überheblich und beleidigend wirken. Ich vermute stark, dass gerade auch deswegen in den letzten 30 Jahren eine erkleckliche Zahl der Mitglieder aus der Arbeiterschaft, Angestellte und Selbständige, die politische Seite gewechselt hat.

Demokratie funktioniert nur auf gleicher Augenhöhe

Es ist mir durchaus bewusst, dass weltweit bei Arbeitskämpfen, Umstürzen und Revolutionen praktisch immer auch «Eliten» federführend beteiligt waren und sind. Fast immer stammten die Ideengeber, Anstifter und Anführer aus der gebildeten Elite, oft aus der bourgeoisen Oberschicht. Aber ohne Unterstützung durch «das Proletariat» wären deren Ideen dann eben reine Luftschlösser geblieben. Und um diese Unterstützung zu erlangen, brauchte es damals und braucht es auch heute eine intensiv gelebte Basisdemokratie, braucht es die gleiche Augenhöhe. Das Geschichtsbild der Linken muss daher zwingend auch das Kollektiv ins Blickfeld fassen und nicht nur bei den «grossen» Männern (und den wenigen «grossen» Frauen) hängen bleiben.

Die linken Parteien fussen auf der Arbeiterbewegung

Die SP ist effektiv historisch gesehen klar eine Arbeiterpartei. Sie entstand Ende des 19. Jahrhunderts als politischer Arm der Arbeiterbewegung. Bis in die 20er-Jahre waren Gewerkschaften und Partei auch organisatorisch verbunden. Die sozialen Errungenschaften der Linken des 20. Jahrhunderts beruhen auf den Forderungen der Arbeiterbewegung. Die wichtigsten sind enthalten im Forderungskatalog, der 1918 beim Generalstreik vorgebracht wurde, nämlich:

  • Sofortige Neuwahl des Nationalrats nach dem kurz vorher angenommenen Proporzwahlrecht
  • Einführung des Frauenstimmrechts
  • Einführung einer allgemeinen Arbeitspflicht
  • Einführung der 48-Stunden-Woche
  • Reorganisation der Armee zu einem Volksheer
  • Sicherung der Lebensmittelversorgung
  • Eine Alters- und Invalidenversicherung
  • Ein staatliches Aussenhandelsmonopol
  • Eine Vermögenssteuer zum Abbau der Staatsverschuldung

Damals, 1918, wurde die 48-Stunden-Woche in der Schweiz umgesetzt. 1919 fand die erste Nationalratswahl nach dem Proporzsystem statt und ebenfalls in diesem Jahr wurden die ersten Schritte hin zu einer AHV unternommen. Bis zur Umsetzung dauerte es aber noch wesentlich länger. Die AHV wurde erst im Jahr 1948 eingeführt und das Frauenstimmrecht noch später, nämlich 1971. Und inzwischen scheinen viele Feministinnen vergessen zu haben, das ihre Geschichte auch auf den Kämpfen der proletarischen Frauenbewegung beruht.

Es dünkt mich ignorant, fahrlässig und zynisch, diese Grundlagen der Bewegung zu verraten mit dem Hinweis, die linke Wählerschaft bestehe inzwischen nun mal aus der oberen Mittelschicht und aus Besitzern von Wohneigentum. Und die unteren Milieus würden sich ja sowieso praktisch nicht politisch betätigen. So würde die Linke zum etwas sozialeren Freisinn mutieren und sich direkt in die Bedeutungslosigkeit manövrieren.

Hochkonjunktur der Nachkriegszeit und
Kalter Krieg

Rückblickend ist, recht grob wiedergegeben, die Zeitspanne zwischen dem Ende des Zweiten Weltkriegs bis in die 1980er-Jahre in den westlichen Industrieländern von einer Ideologie des «Fordismus» oder der «sozialen Marktwirtschaft» geprägt gewesen. Der Begriff «Fordismus» bezieht sich auf den Autohersteller Henry Ford, welcher Autos für die breite Masse produzierte und seinen Arbeitern genügend hohe Löhne zahlte, damit sie sich diese Autos selbst leisten und so den Umsatz ankurbeln konnten. Die «soziale Marktwirtschaft» versucht, die Auswüchse der «freien Marktwirtschaft» zu lindern, indem sie diese mit sozialstaatlichen Korrektiven wie z.B. einer Arbeitslosenversicherung oder einer staatlichen Rente kombiniert.

Die Löhne stiegen also hoch genug, dass sich die Erwerbstätigen die Produkte ihrer Arbeit auch leisten und daneben noch etwas ansparen konnten. Damit wurde Nachfrage generiert und die Wirtschaft am Laufen gehalten. Unternehmer und Aktionäre verdienten ebenfalls nicht schlecht, teilten aber die Produktivitätsgewinne mit den Belegschaften nur deshalb einigermassen ausgewogen, weil man riesige Angst vor dem kommunistischen System hatte. Die Ideale der klassenlosen Gesellschaft und der bedürfnisorientierten Verteilung der Gewinne aus den verstaatlichten Betrieben hatten auch im Westen eine gewisse Anhängerschaft. Gleichzeitig haben die gegen Ende des 19. Jahrhunderts entstandenen Gewerkschaften und linken Parteien, darunter insbesondere die Sozialdemokratische Partei, zahlreiche soziale Forderungen durchgebracht (z.B. Frauenstimmrecht, AHV, 42- Stunden-Woche). Es war nicht die von manchen erhoffte Revolution, aber immerhin. Der Kalte Krieg (der schwelende Dauerkonflikt zwischen den kapitalistischen Westmächten unter Führung der USA und dem kommunistischen sogenannten Ostblock unter Führung der Sowjetunion) bescherte so den Arbeitnehmenden und dem Mittelstand des Westens ein relativ angenehmes Leben. Bei den Sozialdemokrat*innen konnte ein SBB-Stationsbeamter Parteipräsident werden und ein Heizungsmonteur Bundesrat.

Mauerfall und neoliberale Wende

Doch dann begannen die kommunistischen Systeme des Ostblocks zu erodieren. Der Kalte Krieg verlor seinen Schrecken. Insofern ist es kein Wunder, dass gerade zu jener Zeit eine ökonomische Idee aus den 30er-Jahren wieder Aufwind erhielt: Der Neo- oder Wirtschaftsliberalismus. Diese Ideologie besagt, dass alles wirtschaftliche Denken und Handeln sich selbst regle und dass es für die «Wirtschaft» deshalb möglichst keine Einschränkungen respektive gesetzliche Regelungen geben solle. Es ging und geht also im Wesentlichen darum, das Kapital vor demokratischer Einflussnahme zu schützen. Unter dem Einfluss dieser Denkart wurden weltweit gültige institutionelle fixe Rahmenbedingungen geschaffen, die es der Politik jedweder Färbung systematisch verbieten, Umverteilung zum Nachteil des Kapitals zu betreiben. Infolge der Globalisierung verlegten zudem viele Firmen Arbeitsplätze in Billiglohnländer und es entstand ein ruinöser Wettbewerb der Nationalstaaten um Steuervorteile, um die Unternehmen an sich zu binden.

Die neoliberale Wende ging auch an den sozialdemokratischen Parteien nicht spurlos vorüber. In Deutschland und England übernahmen mit Gerhard Schröder und Tony Blair Politiker das Ruder, wie wir sie vorher nur aus dem Bürgerblock kannten. Auch in der Schweiz gab es innerhalb der Partei zunehmend Flügelkämpfe, doch als das längerfristig demokratiepolitisch grössere Problem sollte sich das Phänomen der «Professionalisierung» erweisen.

Entlastung der Basis

Bis in die 80er-Jahre bestanden die linken Parteien, Gewerkschaften und Verbände aus relativ starken Ortsgruppen resp. Sektionen, welche die Politik dieser Organisationen stark prägten und mitbestimmten. Regionale und nationale Sekretariate unterstützten diese Ortsgruppen oder Sektionen. Und natürlich prägten die angestellten Sekretärinnen und Sekretäre die Politik wesentlich mit. Unter dem raueren politischen Wind und konfrontiert mit einem kontinuierlichen Mitgliederschwund wurden die Sektionen ab den 90er-Jahren «entlastet» und die Sekretariate ausgebaut. Damit verschob sich die politische Themensetzung zunehmend in die Sekretariate.

Problematisch ist dies in mehrfacher Hinsicht. Wenn man sich nämlich das Feld der Mitglieder einer Partei, die sogenannte «Parteibasis» (oder zum Beispiel die Basis einer Gewerkschaft) als Legislative denkt und die Sekretariate als Exekutive, dann hat man denselben Effekt, wie durch die bundesrätlichen Notmassnahmen während der Corona- Pandemie: die Exekutive beschliesst mehr oder weniger eigenmächtig weitgehende Massnahmen.

Zudem war es im 20. Jahrhundert noch üblich gewesen, dass Parteikader (oder Gewerkschaftskader) aus der eigenen Basis rekrutiert wurden. Besonders aktive Sektionsvorstandsmitglieder hatten so eine gewisse Karrierechance in der Partei oder in den assoziierten Verbänden. Auch dies hat sich grundlegend geändert, seit ausschliesslich Bildungskriterien über die Anstellung von Sekretariatspersonal entscheiden: ohne Hochschulabschluss geht es nun praktisch nicht mehr, Learning-by-doing-Kompetenzen sind wertlos geworden. Nur was man schwarz auf weiss besitzt, kann man getrost nachhause tragen. Und so schliesst die ehemalige Arbeiterpartei und schliessen die Gewerkschaften die effektiven Arbeiterinnen und Arbeiter sukzessive von der ernsthaften politischen Teilnahme und insbesondere von den bezahlten Jobs und Mandaten aus. Bei den seit den 1970er-Jahren ebenfalls im linken Spektrum aktiven Grünen läuft es im Übrigen auch nicht anders.

Schon klar, in der Realwirtschaft sind die Gegebenheiten nicht anders. Aber lassen sich die Wettbewerbsrealitäten der Marktwirtschaft wirklich 1:1 auf die Politik übertragen? Setzt sich nicht gerade die Linke für Umverteilung von oben nach unten und gerechte Löhne ein?

Sollte dieses Ideal nicht auch bei Mitbestimmung und politischer Mitgestaltung gelten? Ich meine damit nicht nur die Mitbestimmung in den Betrieben. Denn es macht einen fundamentalen Unterschied im Selbstwertgefühl, ob man sich selbst zum Handeln ermächtigt oder ob man sich anwaltschaftlich vertreten lässt.

Politik für die Andern

Der Paradigmenwechsel verlief fliessende und er fiel der Mehrheit umso weniger auf, als dass sich die Mitglieder der Jugendorganisationen der meisten Parteien seit jeher aus dem Umfeld der Universitäten rekrutierten. Der Anteil von Akademikerinnen und Akademiker innerhalb der politischen Parteien war daher schon immer relativ hoch. Trotzdem, Arbeiterinnen und Arbeiter waren bis gegen Ende des 20. Jahrhundert in der Linken mehr oder weniger integriert, man machte Politik für sich und seinesgleichen. Heute wird die Politik für «die da draussen» gemacht – für die Werktätigen, für die Armutsbetroffenen, die Migrantinnen und Flüchtlinge.

Der neue Stil machte sich bei der SP bereits 1995 mit dem Einzug des Rechtsanwalts Moritz Leuenberger in den Bundesrat bemerkbar. Er positionierte sich als kulturaffiner Schöngeist, der mit jeder Faser seiner selbst ausdrückte, dass er mit den gewöhnlichen Leuten noch nie Säue gehütet habe. Als er kurz nach seiner Wahl an einem Gewerkschaftskongress mit den Sorgen der anwesenden Delegierten konfrontiert worden war, liess er sich beleidigt zur Entgegnung hinreissen: «Sie müssen zur Kenntnis nehmen, dass ich jetzt in meiner Funktion als Bundesrat nicht mehr ‹der liebe Genosse› bin.»

Irgendwie falsch fühlt es sich jedenfalls an, wenn heute Nationalrät*innen plötzlich ihre Sympathie für «die Büezer» öffentlich kundtun. Das ist, wie wenn ein Finanzberater vom schönen, freien und genügsamen Leben der Bergbauern schwärmt. Wobei das «Büezer»- Bild ohnehin von rechts bis links zum klischiert platten Kitsch hochstilisiert wird. «Mir chrampfe jede Tag vom Morgestrahl bis ids Aberot, üses Parfüm stinkt nach Schweiss u Bschütti u nume i üsere Heimat isch es schöön», jodeln mittlerweile unzählige rechtspopulistische Alpenrocker und Büezer-Buebe aus allen Lautsprechern und auch die Gewerkschaften zeichnen in ihren Publikationen ein nur unwesentlich differenzierteres Bild: Arbeitnehmende sind dort ausschliesslich in ihrer Berufskleidung porträtiert, die Bauarbeiter mit Helm und Warnweste, die Pflegerinnen in ihren Spitalkitteln, Pöstler in ihrer Postuniform und Detailhandelsverkäuferinnen in der jeweiligen Firmenschürze. Das sind oft keine Individuen, sondern als Kollektiv inszenierte ferngesteuerte Arbeitersoldaten, denen man allenfalls noch ein mehr oder weniger interessantes Hobby zubilligt. Dabei hat sich die Arbeitswelt weg von den Industriearbeitsplätzen hin zu den Dienstleistungsjobs bewegt.
Und ein erklecklicher Anteil der Erwerbstätigen arbeitet selbständig, oft auf eigene Rechnung und ohne Angestellte.

Umbruch bei der Arbeiterbildung

Vor hundert Jahren glaubte die Linke noch an mündige ArbeiterInnen. Der Schweizerischen Gewerkschaftsbund und die SP gründeten1922 die Schweizerische Arbeiterbildungszentrale, um primär den gewerkschaftlichen Nachwuchs zu fördern, Sektionsvorstände und Sekretäre auf ihre Aufgaben vorzubereiten und arbeitsrechtliche und politische Kompetenzen zu erlangen. Das Bildungsinstitut der Gewerkschaften gibt es immer noch, seit 2001 unter dem Namen Movendo. Heute wird allerdings wesentlich strikter als noch vor zwei Jahrzehnten zwischen Kursen für «Mitglieder» und solchen für «Mitarbeitende» unterschieden. Sekretäre können mittlerweile einen «Lehrgang für Gewerkschaftssekretärin/Gewerkschaftssekretär mit eidg. Fachausweis» absolvieren. Den

«eidg. Fachausweis» gab es 1997/98 noch nicht, als der Schreibende, damals Vizepräsident einer lokalen Gewerkschaftssektion, den «Lehrgang der Gewerkschaftsschule Schweiz» besuchen durfte. Das Engagement der «Mitglieder» dürfte sich wohl über kurz oder lang ermüden, wenn sie merken, dass ihnen nur die ehrenamtliche Gratis-Knochenarbeit an der Basis zugedacht ist.

Die Politik schwärmt derweil vom dualen Berufsbildungsmodell, hofft auf bessere Chancengleichheit und verspricht ohnehin zur Lösung fast aller Probleme mehr Bildung (was zudem nicht riskant ist, lässt sich doch der Erfolg oder Misserfolg der Massnahme erst in 15 bis 20 Jahren bemessen). Gleichzeitig kann man damit ausdrücken: Wenn ihr Werktätigen euch an der Mitbestimmung und an ein wenig Wohlstand beteiligen wollt, müsst ihr halt noch ein Studium nachholen. Oder wenigstens eure Kinder an die Uni schicken, wenn die es später besser haben sollen. Ob dieser Rat Coiffeusen, Automechaniker, Zugbegleiterinnen und Call-Center-Agents überzeugt? Die Linke setzt sich seit jeher für Wirtschaftsdemokratie ein, also für die Mitbestimmung der Arbeit über das Kapital. Sie muss sich nun aber je länger je mehr der Frage stellen, ob sie die eigenen Ideale in adäquater Form in den eigenen Organisationen auch lebt.

Was definiert eine politische Bewegung?

Wie gut der geschichtliche Hintergrund den heute agierenden Linken überhaupt noch bewusst ist, weiss ich nicht. Oft habe ich jedenfalls den Eindruck, dass er für die an den Universitäten ausgebildeten Berufspolitiker*innen keine Rolle spielt. Dass für sie lediglich das Tagesgeschäft zählt. Die Linke muss sich die Frage stellen, ob ihr ihre Politzirkel und Initiativkomitees mit jeweils einem knappen Dutzend Mitgliedern tatsächlich genügen. Sie muss sich fragen, wie sich in unserer individualisierten und zersplitterten Lebenswelt wieder Kollektivität und politisches Handeln herstellen lässt. Und sie muss sich auch mit ihrer Geschichte kritisch auseinandersetzen, darf Fehlentwicklungen nicht beschönigen und sollte daraus die Lehren für die Zukunft ziehen.

Und das bringt mich zur Frage: Was eigentlich definiert eine politische Bewegung respektive eine politische Partei? Viele werden jetzt sicher antworten: «Der Wettbewerb des besseren Arguments oder der besseren Idee.» Das ist sicher nicht falsch. Aber nur damit mobilisiert man keine Bewegung. Der Ideenwettbewerb taugt allenfalls als Orientierung im demokratischen Prozess. Für eine Bewegung braucht es hingegen doch noch einiges mehr: Sie muss wissen, wohin sie will, muss eine glaubhafte Utopie entwickeln, die erstrebenswert und erreichbar erscheint; sie muss Religion, Familie und Heimat sein; muss Perspektiven aufzeigen, Menschen fördern, Menschen befähigen. Nur so ist sie basisdemokratisch, ist sie glaubhaft.

Werden die Gewerkschaften zu Versicherungen?

Es dürfte interessant sein, in den nächsten Jahren die Weiterentwicklung der Gewerkschaften zu beobachten. Viele Gewerkschaftssekretär*innen, die noch aus den Berufsfeldern und Betrieben heraus rekrutiert worden waren, fanden zwar eine Zeit lang noch Aufgaben in den Regionalsekretariaten. Doch fielen nicht wenige dieser Stellen in den letzten zwei Jahrzehnten Rationalisierungsmassnahmen zum Opfer. Für einige der betroffenen Stelleninhaber*innen bedeutete dies einen Abstieg ins Prekariat – wie soll ein ü- 50-Gewerkschaftssekretär auf dem allgemeinen Arbeitsmarkt noch eine Stelle finden? Ganz wenigen gelang der Aufstieg in die Geschäftsleitungen. Doch diese Generation wird in den nächsten Jahren pensioniert. Werden sich dann die Arbeitnehmerorganisationen definitiv zu einer Art Versicherungen entwickeln? Und gibt es dann definitiv nur noch Unterstützung für diejenigen Berufsgruppen, welche leicht zu organisieren sind und für die mit wenigen Grossbetrieben Gesamtarbeitsverträge abgeschlossen werden können? Was ist mit den landwirtschaftlichen Erntehelfer*innen aus dem Ausland? Was mit den Freischaffenden?

Der Klassenkampf muss Kernanliegen bleiben

Das Elektorat der linken Parteien hat sich in den letzten Jahren zusehends von der «Arbeiterschaft» zu den linksliberalen urbanen Schichten verschoben. Dies wohl nicht nur wegen der Deindustrialisierung, sondern auch, weil die Partei die entsprechenden Milieus zusehends nur mehr «anwaltschaftlich» vertritt. Die «Klassenkampffrage» jedoch ist und bleibt das zentrale Kernanliegen linker Politik. Nicht nur die SP, auch grüne PolitikerInnen sind heute in den Gewerkschaften gut vertreten. «Das Verhältnis zwischen Armen und Reichen ist das einzige revolutionäre Element in der Welt», brachte es der Dichter und Revolutionär Georg Büchner schon 1835 auf den Punkt. Die Linke wird es sich somit nicht leisten können, die klare Positionierung in der Verteilfrage zwischen Arm und Reich, zwischen Arbeit und Kapital sowie zwischen nichtakademischer und akademischer Bildung ersatzlos durch andere, ebenfalls wichtige Themen wie die Klimafrage oder die Gleichstellung der Geschlechter zu ersetzen. Diese Themen sind mit dem Klassenkampf verknüpft. Wieder zu einer glaubwürdigen ArbeitnehmerInnenpolitik zu finden, ist allerdings keine leichte Aufgabe. Und sie muss umgehend angepackt werden.

Christof Berger, Jahrgang 1959, wohnt in 3032 Hinterkappelen. Er ist Co-Präsident der IG Freischaffende syndicom und Mitglied Zentralvorstand syndicom sowie Vorstandsmitglied der SPplus Wohlen BE, er sass von 2002 bis 2008 für die SP im Berner Stadtrat.

Er räumt ein, selbst nicht dem Arbeitermilieu zu entstammen. Sein Vater war ein nicht sehr geschäftstüchtiger Grafiker, die Mutter Damenschneiderin und die Einkünfte der Familie waren ärmlich. Seine Eltern fühlten sich dem Kunst- und Kulturmilieu zugehörig und verachteten die ihrer Ansicht nach «ungehobelten» Arbeiter*innen. Seine Wurzeln sind somit im Bohème-Prekariat anzusiedeln. Er hat aber rund 10 Jahre lang am Bahnhof Bern im Eisenbahn-Rangierdienst gearbeitet und dort warmherzige und interessierte Menschen kennengelernt.

Politisiert wurde er während der 80er-Bewegung sowie durch die Gewerkschaftsarbeit. www.christof-berger.ch

Über den Sozialismus – Antwort an Christoph Blocher – von Dan Gallin (2000)

von Redaktion am 29. April 2021

Einleitung von Domaine Public (*): Bringen wir die Debatte auf das richtige Niveau

Die Ideologien haben sich in unserem Jahrhundert nicht nur Ideenkämpfe geliefert. Sie dienten den totalitären Machtübernahmen und sie standen sich in blutigen Kriegen gegenüber. Heute ist es möglich, sie aus einer gewissen Distanz zu beurteilen.

Mit seinem Aufsatz „Freiheit statt Sozialismus“ legte Christoph Blocher seine Auffassung von Zeitgeschichte vor und sorgte mit eigenen Mitteln (an denen es ihm nicht mangelt) für ihre größtmögliche Verbreitung: der Text ging an alle Haushalte und erschien als Beilage in allen großen Tageszeitungen. Seine Argumentation ist simpel: Das, was die totalitären Regime und den demokratischen Sozialismus vereine, sei der Glaube an die Allmacht des Staates; hierin begründe sich ihr historisches Einverständnis. Die Bezugspunkte, auf die sich diese Ansicht u.a. stützt, sind aus ihrem historischen Kontext gerissen, und immer wieder ist man an die systematische Propaganda erinnert, die von den angeklagten Regimen mit Vorliebe genutzt wurde. Wie darauf antworten, ohne sich auf dieselbe Niveaulosigkeit zu begeben? Die Philosophen, Historiker und politischen Aktivisten, die eine Replik in Erwägung zogen, waren entmutigt. Die Debatte muß aber stattfinden.

Dan Gallin, internationaler Gewerkschafter und Vorsitzender des Global Labour Institute in Genf, nahm den Diskurs in der ihm gebührenden Sachlichkeit auf. Sein Text, der von starken Überzeugungen getragen ist, stellt den Sachverhalt wieder her, ohne sich der Verschlagenheit des Politikers bedienen zu müssen. Domaine Public wollte ihn zunächst als Sondernummer für seine Leser und Leserinnen veröffentlichen, dann schien es uns aber zielführender, den Text einem breiten Publikum zugänglich zu machen und ihn als Beilage in Le Temps zu veröffentlichen: Die Replik muß eine Verbreitung finden, die jener des Angriffs in nichts nachsteht.

Für eine Wochenzeitung wie Domaine Public bedeutet das eine schwere finanzielle Belastung; unsere Initiative wurde durch eine interne Spendenaktion und dank der Hilfe unserer Freunde möglich. Wir sind ihnen dafür sehr dankbar. Die Leser und Leserinnen von Le Temps, die uns besser kennenlernen möchten, finden in diesem Heft eine Postkarte, mit der sie zu unserer Wochenzeitung Kontakt aufnehmen können. Domaine Public nimmt seit über dreißig Jahren am politischen Diskurs teil; sie tut das ohne ökonomische Gewinnausrichtung, ohne Subventionen und ohne Werbeeinschaltungen. „Über den Sozialismus – Antwort an Christoph Blocher“ ist in diesem Sinne zu verstehen.

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Der nachfolgende Text wurde von Domaine Public, einer Westschweizer sozialdemokratischen Wochenzeitung, in seiner französischen Originalfassung veröffentlicht („Qu’est-ce que le socialisme?“, DP Nr. 1454-1455, 13. 12. 2000).

Deutsche Übersetzung: Jacqueline Csuss

Sozialismus und Demokratie

Christoph Blocher ließ eine Broschüre1 an alle Haushalte verteilen, worin er erklärt, dass die Sozialisten in ihren gedanklichen Ansätzen, wenn nicht gar in ihrer politischen Praxis dem Nationalsozialismus und dem Kommunismus sehr nahe stünden. Und was die Freiheit angehe, so seien ohnehin nur Blocher und seine Gesinnungsgenossen ihre wirklichen Verteidiger. Wirklich?

Es gab eine Zeit, als jeder Sozialist als Teil seiner politischen Bildung lernte, dass Sozialismus ohne Demokratie nicht möglich ist und dass Demokratie ohne Sozialismus unvollendet bleibt. Mit anderen Worten: Ohne größtmögliche Beteiligung der aktiven und informierten Bürger und Bürgerinnen im Umgang mit der Macht und ohne Institutionen, welche die demokratischen und zivilen Rechte für alle garantieren, muss jedes sozialistische System in einer bürokratischen Diktatur enden – und damit scheitern. Diese Partizipation setzt aber auch voraus, dass die demokratische Kontrolle des Bürgers nicht an den Türen der Unternehmen und der Banken Halt macht und dass neben der politischen Macht auch jene des Kapitals von ihm demokratisch kontrolliert werden muss. Diese Ideen sind in der sozialistischen Kultur fest verankert. Das Fundament der Freiheit, wenn es denn eine Freiheit aller und nicht nur einiger Weniger sein soll, ist nun einmal die Demokratie.

Marxismus und Freiheit

Es ist richtig, dass die moderne sozialistische Ideologie auf einer marxistischen Grundlage beruht: Zum Glück, denn der eigentliche und somit wesentliche Beitrag von Karl Marx bestand ja gerade darin, die sozialistische Bewegung zu demokratisieren und ihr dadurch zu ermöglichen, zu einem Instrument der Demokratisierung der Gesamtgesellschaft zu werden.

Vor Marx war der Sozialismus tatsächlich autoritär. Jahrhundertelang hatte es Denker und Aktivisten gegeben, die gegen die Ungerechtigkeiten und die Grausamkeiten in ihren Gesellschaften revoltierten. Aus dieser Revolte entstanden die Ideengebäude für eine ideale soziale Ordnung. Bei den Vorläufern des modernen Sozialismus handelte sich jedoch um Philosophen wie Tommaso Campanella und Thomas Moore, um philanthropische Denker wie den Grafen von Saint-Simon, Etienne Cabet, Charles Fourier oder Robert Owen oder um Revolutionäre wie Gracchus Babeuf, deren Vorstellung über die Einrichtung pädagogischer Diktaturen unter der Führung eines aufgeklärten Herrschers oder selbsternannter Eliten nicht hinausging. Sie sollten die neue soziale Ordnung per Dekret oder durch erfolgreiche Verschwörungen herbei zwingen – zum Wohle des Volkes zwar, aber niemals mit dem Volk und schon gar nicht durch das Volk.

Ganz zu schweigen vom fragwürdigen Proudhon, auf den sich sowohl die extreme Rechte wie auch gewisse linke Kreise berufen – eine Linke, die sich Proudhons autoritärer Grundstruktur, wie auch seines prinzipiellen Rassismus, seines Antisemitismus, seiner Verachtung der Frauen und des Volkes ganz generell zweifellos nicht bewusst ist. (Bettino Craxi, einstiger italienischer Premierminister, glaubte tatsächlich, für die Sozialisten in Proudhon eine gebührende Alternative zu Marx gefunden zu haben.)

Marx bricht mit dieser Tradition und führt seine ersten politischen Kämpfe zunächst gegen diese, für die revolutionäre Bewegung seiner Epoche noch typischen elitistischen Verschwörungen. Er wehrt sich heftig gegen jene, die bereit sind, die Freiheit im Namen der Gleichheit zu opfern und „aus der Welt eine riesige Kaserne oder Fabrik machen wollen.“2

Den Arbeitern sagte er damals: „Ihr werdet fünfzehn, zwanzig, fünfzig Jahre lang Bürgerkriege und internationale Kriege überstehen müssen, nicht nur, um die geltenden Bedingungen zu ändern, sondern auch um Euch selbst zu ändern und um die Fähigkeit zur Ausübung der politischen Macht zu erlangen“3. Indes glaubten andere, die Arbeiterschaft könne die Macht jederzeit durch einen bloßen Willensakt übernehmen, während wieder andere es schlicht für unmöglich hielten, dass das Proletariat die politische Macht überhaupt je erringen und ausüben könnte. Zu den berühmtesten Zitaten von Karl Marx gehört nicht nur „Proletarier aller Länder, vereinigt Euch!“, sondern auch der erste Satz der Präambel zu der Satzung der ersten Internationale: „In Anbetracht, dass die Emanzipation der Arbeiterklasse durch die Arbeiterklasse selbst erobert werden muss….“

Wovon galt es sich zu emanzipieren und was bedeutete „politische Macht ausüben“? Was jedenfalls für Marx und alle anderen Sozialisten gestern wie heute unerträglich war, war eine Wirtschafts- und Gesellschaftsordnung, in der die Mehrheit der Bevölkerung zu einem Leben in Not und Elend verurteilt ist, während Macht und unermessliche Reichtümer von einigen Wenigen kontrolliert werden.

Nicht anders als zu Marxens Zeiten erklären die Verfechter der herrschenden Ordnung von heute, dass diese Ordnung das unausweichliche Resultat unpersönlicher, also den Gesetzen der Natur vergleichbarer Gesetze sei. Ein ganz entscheidender Beitrag von Marx bestand darin, den Mythos von den „unsichtbaren Händen“ als solchen zu entlarven und die Mechanismen der Gesellschaft transparent zu machen, also aufzuzeigen, wie sich die Gesellschaft durch das Volk verändern ließe, sofern es sich entsprechend organisierte.

Die Arbeiter haben als Gesellschaftsklasse keine spezifisch anderen Interessen zu verteidigen als jene der Weltbevölkerung insgesamt, sieht man von einer kleinen Minderheit der Privilegierten ab. Die „Machtübernahme“ und die „Diktatur des Proletariats“ bedeuten bei Marx und für jene, die ihn verstanden haben, dass die Gesellschaft die Verantwortung für sich selbst übernimmt, die Wirtschaft inbegriffen.

Die „Zeugen der Anklage“ – zu Lasten Blochers

Das Amalgam, d.h. die Verquickung des politischen Gegners mit verwerflichen Gedanken oder Taten, ist eine bei allen politischen Falschspielern seit jeher beliebte und gern genutzte Methode. Stalin und den Moskauer Prozessen hat sie gute Dienste erwiesen. Und so sagt denn auch eine alte Volksweisheit: „Wer seinen Hund umbringen will, gibt vor, dass er die Tollwut hat“. Blochers Broschüre beruht auf diesem Prinzip, beinahe Zeile für Zeile.

Ein für Blocher typisches Amalgam lautet etwa: „Sir Karl R. Popper entlarvte die Nationalsozialisten wie die Sozialisten als Feinde der ‚offenen Gesellschaft‘“.4

Es lohnt sich tatsächlich, Popper zu lesen. Nicht weil er irgend etwas „entlarvt“ hätte, sondern weil er ein origineller Denker war und dabei konsequent Demokrat blieb, und weil er selbst noch in seiner Ablehnung des Marxismus von der austro-marxistischen Kultur geprägt war. In seinem Buch Die offene Gesellschaft und ihre Feinde argumentiert Popper gegen die totalitären Ideologien und dabei kann man ihm allenfalls vorwerfen, einen Marxismus nach seiner Vorstellung zu widerlegen, doch auch das sei zur Diskussion gestellt. Indes schreibt er, nachdem er den „Historizismus“ von Marx kritisiert hat:

„Es ist dieser moralische Radikalismus Marxens, der seinen Einfluß erklärt, und das ist für sich genommen, eine Tatsache, die zu Hoffnung Anlaß gibt. Dieser moralische Radikalismus ist noch immer lebendig. Es ist unsere Aufgabe, ihn lebendig zu erhalten, ihn davor zu bewahren, daß er den Weg geht, den der politische Radikalismus wird gehen müssen. Der „wissenschaftliche“ Marxismus ist tot. Sein Gefühl für soziale Verantwortlichkeit und seine Liebe für die Freiheit müssen weiterleben.“5

Popper ist 1994 gestorben. Es ist zu spät, um ihn zu fragen, was er wohl vom Millionär Blocher gehalten hätte.

Blocher begeht außerdem die große Unvorsichtigkeit, George Orwell zu zitieren, den Verfasser der anti-totalitären Dystopie 1984 und der schonungslosen anti-stalinistischen Satire Die Farm der Tiere. Blocher unterläßt dabei freilich den seiner Sache wohl nicht bekömmlichen Hinweis, dass Orwell Mitglied der kleinen sozialistischen Linkspartei „Independent Labour Party“ (ILP) war, und dass er in dieser Eigenschaft nach Spanien ging, um dort in der Miliz der mit der ILP verbündeten Partido Obrero de Unificación Marxista (POUM) gegen die faschistische Armee zu kämpfen. Dabei lernte er die von den Agenten der UdSSR und der Kommunistischen Partei Spaniens gegen die POUM ausgeübte Repression kennen, die er später in seinem Buch Mein Katalonien beschrieben hat.

Ich habe erstaunliche Dinge gesehen und glaube nun wirklich an den Sozialismus, was ich früher nie tat.

George Orwell

1942 schreibt er in dem Essay Rückblick auf den Spanischen Krieg: „Im großen und ganzen ist die Wahrheit über den Krieg ganz einfach. Die spanische Bourgeoisie sah ihre Chance gekommen, die Arbeiterbewegung zu zerschlagen und nahm sie wahr, mit Unterstützung der Nazis und aller reaktionären Kräfte der ganzen Welt. … Im Grunde war es ein Klassenkrieg. Wäre er gewonnen worden, so hätte das die Sache des arbeitenden Volkes auf der ganzen Welt gestärkt. Er ging verloren, und die Aktionäre rieben sich die Hände. Das war es, um was es ging. Alles andere war Schaum auf der Oberfläche.“6.

Simon Leys, der brillante Analytiker des maoistischen Wahnsinns7, widmete Orwell ein kleines Buch8, worin er die Bedeutung des Spanienkrieges für die Entwicklung seines politischen Denkens hervorhebt.

So zitiert er Orwell, der nach seiner Rückkehr aus Spanien folgendes schreibt: „Ich habe erstaunliche Dinge gesehen und glaube nun wirklich an den Sozialismus, was ich früher nie tat.“9 Leys führt weiter aus: „Das Bekenntnis zu den Zielen des Sozialismus, das er nach Der Weg nach Wigan Pier formulierte, war vor allem ein Eintreten für eine Hoffnung. Aber jetzt, seit Spanien, wusste er: Der Sozialismus war möglich; während einer kurzen und unvergesslichen Zeit war er Realität gewesen, und er hatte darin seinen Platz und seine Aufgabe gefunden. Diese tiefgreifende Erkenntnis war jedoch begleitet von einer ersten und entscheidenden Konfrontation mit dem totalitären Gegner: dem Stalinismus. Für die Stalinisten schien die Möglichkeit eines authentischen Sozialismus die tausendfach gefährlichere Bedrohung als der Triumph des Faschismus und sie beeilten sich, diese revolutionäre Erfahrung zu Fall zu bringen und ihre Protagonisten zu massakrieren. Orwell wäre also, nachdem er an der Front nur knapp den Kugeln der Faschisten entkommen war, beinahe von den Leuten aus Moskau hinterrücks ermordet worden!“

Über sein Buch 1984 schreibt Orwell: „Mein letzter Roman ist kein Angriff auf den Sozialismus oder die englische Labour Party (zu deren Unterstützern ich zähle); er zeigt lediglich die Perversionen auf, zu denen eine zentralistische Wirtschaft fähig ist und wie sie im Kommunismus und im Faschismus teilweise bereits realisiert worden sind. Ich glaube nicht, daß die von mir beschriebene Gesellschaft notwendigerweise eintreten wird, ich glaube aber sehr wohl (selbstverständlich unter der Einschränkung, daß es sich bei dem Buch um eine Satire handelt), daß etwas ähnliches eintreten könnte. Des weiteren glaube ich, daß die totalitären Ideen im Denken der Intellektuellen überall Wurzeln geschlagen haben, und ich habe versucht, diese Ideen in ihrer logischen Konsequenz weiterzuführen. Der Roman spielt in England, um zu unterstreichen, daß die englischsprachigen Völker nicht besser sind als andere und daß der Totalitarismus, wenn er nicht bekämpft wird, überall triumphieren kann.“ 10

In einem anderen Zusammenhang hatte Orwell bereits einige Jahre vorher angemerkt, dass es in Anbetracht der Entstellungen des revolutionären Ideals „die Aufgabe des denkenden Menschen deshalb nicht ist, den Sozialismus abzulehnen, sondern sich einen Ruck zu geben und ihn zu humanisieren. … Wir müssen für Gerechtigkeit und Freiheit kämpfen; und Sozialismus bedeutet, wenn aller Unsinn abgestreift ist, Gerechtigkeit und Freiheit. Nur das Wesentliche ist es wert, bedacht zu werden. Vor dem Sozialismus zurückzuschrecken, weil so viele Sozialisten klägliche Leute sind, ist so absurd, wie das Reisen im Zug abzulehnen, weil man das Gesicht des Schaffners nicht leiden kann.“11

Liest man bei Simon Leys weiter, stößt man auf eine Passage die für Blocher geschrieben sein könnte: „Orwells Kampf gegen den Totalitarismus war nur die logische Folge seiner sozialistischen Überzeugung: er dachte tatsächlich, dass nur die Niederlage des Totalitarismus den Sieg des Sozialismus sichern konnte. Diese Haltung, die durch seine Texte immer wieder bestätigt wird, dürfte einigen seiner Anhänger seltsamerweise entgangen sein. So gibt es heute in Europa und Amerika neokonservative Kreise, die ihn für ihre Zwecke einspannen möchten; durch den selektiven Gebrauch seiner Schriften versuchen sie aufzuzeigen, dass er, wäre er noch am Leben, wohl einer ihrer überzeugendsten Fürsprecher geworden wäre … Diese Einverleibung Orwells durch die neue Rechte spiegelt jedoch weniger die potentiell konservative Dimension seines Denkens wieder als vielmehr die anhaltende Dummheit einer Linken, die, anstatt Orwell endlich zu lesen und zu verstehen, die Beschlagnahmung eines ihrer stärksten Schriftsteller zuläßt.“

Was – so fragt man sich – hätte nun Orwell vom Millionär Blocher gehalten? Bekannt ist jedenfalls, was er von den englischen Konservativen hielt. Im Rückblick auf den Spanischen Krieg schrieb er an anderer Stelle: „Ob die herrschende Klasse in England bösartig oder nur dumm ist, das ist eine der schwierigsten Fragen unserer Zeit und in bestimmten Augenblicken eine der wichtigsten.“12

Sozialismus und Kommunismus – die Antithese

Jene Sozialisten, die die Grundlagen des Marxismus verstanden hatten oder wie Orwell mit dem Stalinismus unmittelbar in Berührung geraten waren, konnten nichts anderes als Antikommunisten sein – eben weil sie Sozialisten waren.

Der „real existierende Kommunismus“ des sowjetischen Blocks war tatsächlich eine monströse Täuschung, eine der repressivsten und regressivsten Herrschaftsformen unserer Zeit und das Gegenteil des Sozialismus ungeachtet seiner Definition.

Orwell hat das am eigenen Leib erfahren und instinktiv erkannt. Von der Warte der politischen Soziologie konnte man das ökonomische und soziale System der UdSSR jedoch nur verstehen, wenn man es den marxistischen Grundfragen gegenüber stellte: Wer entscheidet über die Umverteilung der Mehrwerte? Welche Klasse hat die Macht? Durch welche Institutionen? Die repräsentativsten sozialistischen Theoretiker kamen bald zu dem Schluss, dass es sich um eine neue Art von Klassengesellschaft handelte, in welcher eine herrschende Klasse – die Bürokratie – ihr Monopol auf die politische Macht durch Polizei- und Militärterror aufrecht erhielt und sich infolge dieses Monopols kollektiv den Zugriff auf die Produktionsmittel sicherte, die formell Eigentum des Staates waren.

Karl Kautsky, politischer Theoretiker und vor dem zweiten Weltkrieg eine Leitfigur der deutschen Sozialdemokratie, schrieb bereits 1929:

„Nicht jede Verstaatlichung ist eine Sozialisierung. …Wo der Staatsapparat in den Händen einer Minderheit ein Mittel ist, die grosse Mehrheit des Volkes gewaltsam niederzuhalten, da bedeutet jede Verstaatlichung von Produktionsmittel eine Stärkung des Despotismus dieser Minderheit und vermehrte Sklaverei der arbeitenden Massen. Eine Verstaatlichung durch einen Staat dieser Art bedeutet das Gegenteil der Sozialisierung die wir anstreben. … Im Musterstaat des Kommunismus, in Sowjetrussland, ist der Staat dagegen gleichbedeutend geworden nicht mit der Nation, sondern mit einer Partei, die nicht einmal ein Prozent der Bevölkerung umfasst. Und diese Partei selbst wieder steht in vollster Abhängigkeit von einer herrschenden Clique. Die verstaatlichten Produktionsmittel sind dadurch tatsächlich zum privaten Eigentum der herrschenden Clique geworden. Sie verfügt über diese Produktionsmittel ganz nach ihrem Belieben. … Der Staat, den das Proletariat braucht, um sich zu befreien, und den wir verlangen, der völlig demokratische Staat, ist das Gegenteil des Staates, den die Kommunisten uns präsentieren. Die Verstaatlichung, die wir wollen, hat daher auch nichts gemeinsam mit der des Bolschewismus. Nur das Wort: Verstaatlichung haben wir gemein, nicht die Sache.

Annähernd deckungsgleiche Analysen werden seit den 1940er Jahren von marxistischen Denker unterschiedlichster Herkunft angestellt: u.a. von Max Shachtman in den Vereinigten Staaten14, Tony Cliff in England15, Cornelius Castoriadis in Frankreich16 und Milovan Djilas in Jugoslawien17.

Ebenfalls nicht vergessen werden sollte die zehn Jahre früher formulierte Mahnung der sozialistischen und demokratischen Revolutionärin Rosa Luxemburg:

„Freiheit nur für die Anhänger der Regierung, nur für Mitglieder einer Partei – mögen sie noch so zahlreich sein – ist keine Freiheit. Freiheit ist immer nur Freiheit des anders Denkenden. Nicht wegen des Fanatismus der „Gerechtigkeit“, sondern weil all das Belehrende, Heilsame und Reinigende der politischen Freiheit an diesem Wesen hängt und seine Wirkung versagt, wenn die „Freiheit“ zum Privileg wird. (…) Ohne allgemeine Wahlen, ungehemmte Preß- und Versammlungsfreiheit, freien Meinungskampf erstirbt das Leben in jeder öffentlichen Institution, wird zum Scheinleben, in der die Bürokratie allein das tätige Element bleibt. Das öffentliche Leben schläft allmählich ein, einige Dutzend Parteiführer von unerschöpflicher Energie und grenzenlosem Idealismus dirigieren und regieren, unter ihnen leitet in Wirklichkeit ein Dutzend hervorragender Köpfe, und eine Elite der Arbeiterschaft wird von Zeit zu Zeit zu Versammlungen aufgeboten, um den Reden der Führer Beifall zu klatschen, vorgelegten Resolutionen einstimmig zuzustimmen, im Grunde also eine Cliquenwirtschaft – eine Diktatur allerdings, aber nicht die Diktatur des Proletariats, sonder die Diktatur einer Handvoll Politiker, d.h. Diktatur im bürgerlichen Sinne, im Sinne der Jakobiner-Herrschaft.“18

Somit war es für einen Sozialisten seit jeher absurd, die Sowjetunion und die von ihr kontrollierten Länder als „sozialistische“ Länder zu bezeichnen. Selbst der Ausdruck „Sowjetunion“ war eine Fehlbezeichnung. Diese „Union“ war in Wahrheit ein Gefängnis der Völker, und die „Sowjets“, das heißt die „Räte“, durch welche das Volk die Macht ausüben sollte, waren ab 1921 nur noch Fiktion. Der Begriff „Kommunist“ ist in sich eine Täuschung, die vom „Kommunismus“ im Sinne Marx ablenkt. Die exakte Beschreibung dieses ökonomischen Systems lautete „bürokratischer Kollektivismus“ (für einige andere „Staatskapitalismus“) und seine zutreffende politische Bezeichnung hieß „Stalinismus“.

Wer zur Beschreibung des „kommunistischen“ Systems den Begriff „sozialistisch“ gebraucht, polemisiert in Wahrheit nur und spiegelt zwei politisch gegensätzliche, allerdings konvergente Absichten wieder: zum einen jene der konservativen Politiker, die den Sozialismus diskreditieren möchten, indem sie ihn mit der „kommunistischen“ Praxis identifizieren – wie das Blocher neben anderen tut – und zum anderen jene der Kommunisten selbst, die versuchen, in bestimmten Fällen bis heute noch, ihr System und ihre Politik zu legitimieren, indem sie sich das Vokabular und die historischen Symbole der Sozialdemokratie aneignen. In Wirklichkeit hat es einen „sozialistischen Staat“ nach Auffassung der Sozialdemokraten bis zum heutigen Tage nie gegeben.

Die menschlichen und gesellschaftlichen Konsequenzen des stalinistischen Terrors waren von Anfang an bekannt. Die Zeugenaussagen und Analysen von menschewikischen Historikern wie David Dallin und Boris Nikolaevsky19, von führenden Kommunisten und Parteikader, die mit dem Stalinismus gebrochen hatten, wie Leon Trotzky20, Boris Souvarine21, Alexander Weissberg22, Margarete Buber-Neumann23, von Schriftstellern wie Arthur Koestler24, Victor Serge25 und Manès Sperber26 und vielen anderen27 gab es lange vor Robert Conquest, dem von Blocher bemühten Belastungszeugen.

Es waren linke Sozialdemokraten und oppositionelle Kommunisten, die die Welt erstmals aufrüttelten und auf die Verbrechen des Stalinismus hinwiesen, jedoch nicht nur auf die Feindseligkeit der von Moskau kontrollierten Parteien sondern auch bei der Rechten generell auf ein Klima der Gleichgültigkeit oder zynischen Genugtuung stießen. Ihnen ist zu verdanken, dass die Welt quasi in Echtzeit die Wahrheit über die Millionen von Bauern erfuhr, die in der Ukraine einer organisierten Hungersnot zum Opfer fielen, und über die zahllosen Sozialisten, abtrünnig gewordenen Kommunisten und Anarchisten, die in den Gefängnissen oder Lagern, auf den Baustellen des Kanals zum Weißen Meer, in Workuta, in der Kolyma, in den Lagern ohne Namen in der ganzen UdSSR und später in ganz Osteuropa umkamen.

Zu ehren ist das Andenken der Aktivisten, der Kader und Führungsgremien der sozialistischen und sozialdemokratischen Parteien im nach 1945 von der russischen Armee besetzten Mittel- und Osteuropa, die ihre Freiheit und ihr Leben geopfert haben, weil sie sich weigerten, der von der sowjetischen Besatzungsarmee erzwungenen Einverleibung ihrer Parteien durch die kommunistischen Parteien Folge zu leisten.28 Es sollte auch nicht vergessen werden, welche Rolle die SPD unter der Führung von Kurt Schumacher im Kampf für ein unabhängiges Berlin spielte. Die Weigerung der SPD in Westberlin, sich mit der kommunistischen Partei zusammen zu schließen, hat nicht nur die Freiheit der Stadt gewährleistet, sondern den weiteren Verlauf der Geschichte Deutschlands entscheidend beeinflusst29.

Man kann sich nun fragen, wenn dem so ist, welcher Stellenwert den von Blocher angeführten Zitaten, wo Vertreter der SPS sich in Freundlichkeit gegenüber rumänischer, nordkoreanischer und ostdeutscher Kommunisten überbieten, zuzumessen ist. Es ist schon richtig: in den von Blocher genüsslich zitierten Aussagen spielen Kulturlosigkeit, Leichtfertigkeit, Zynismus und Dummheit mit. Keine große Volksbewegung kann solche Ausrutscher ganz vermeiden. Man darf auch nicht die Erblast der Gesellschaft unterschätzen, in der sie eingebettet sind und die im Namen des „Realismus“ Karrieristen und kleinkarierte Bürokraten fördert, denen nur noch an lokalen Wahlerfolgen gelegen ist und die stets den Weg des kurzfristig geringsten Widerstands wählen.30

Aber diese Art von Opportunismus erklärt nicht alles. Die Sozialdemokraten haben ein grundlegendes Problem, dem es sich zu stellen gilt: Gemeint ist die auf bestimmte Sozialdemokraten ausgeübte Anziehungskraft autoritärer Ansätze. Hal Draper31 erklärte das mit den zwei Seelen des Sozialismus: seiner demokratischen Seele auf der einen Seite, die auf Marx zurückgeht und der zufolge der Sozialismus die große Befreiungsbewegung zu sein hat, die er in der Tat ist, und seiner autoritären Seele auf der anderen, die in der utopistischen Tradition gründet. Die autoritäre Seele wird durch die Erblast der bürgerlichen Gesellschaft bestärkt, die in sich selbst autoritär ist („die alte Scheisse“, in den Worten Marx‘), und von der sich die sozialistische Bewegung und vor allem die rechten Sozialisten nur mit Mühe befreien.

In der englischen Arbeiterbewegung finden sich reformistische Theoretiker wie Sidney und Beatrice Webb, die für die russische Oktoberrevolution nur Verachtung übrig hatten (chaotisch und wirrköpfig) und Stalin Rosen streuten, weil er Ordnung in die Sache brachte.32 Es gibt noch andere Beispiele und nicht nur in England, mit denen sich das Naheverhältnis der bürokratischen und technokratischen Tendenz im sozialdemokratischen Reformismus zum stalinistischen Regime aufzeigen ließe. Wenn für Lenin der Sozialismus „die Elektrizität plus die Räteherrschaft“ bedeutete, begnügten diese sich mit der Elektrizität.

Natürlich gab es auch Sozialisten der pro-stalinistischen Linken. Léon Nicole in Genf zum Beispiel, der weder Bürokrat noch Technokrat war, dafür ein großer Volkstribun, autoritär und leidenschaftlich, dessen Intelligenz mit seiner Leidenschaft jedoch nicht Schritt zu halten vermochte und der nach seiner Rückkehr aus der UdSSR ähnlichen Unsinn erzählte wie das Ehepaar Webb.33

Das eigentliche Problem ist aber eben nicht in dieser Art von Affinitäten zu suchen, die nichts anderes sind als eine Folgeerscheinung, sondern in der Ursache: in den autoritären Tendenzen, die einer bestimmten Auffassung von Sozialismus innewohnen, welche ihn auf eine von einer politischen oder militärischen Elite verwalteten Wirtschaftsform reduziert. Eine Erscheinungsform dieser demokratiepolitischen Farbenblindheit gegenüber selbsternannten „sozialistischen“ Regimen oder autoritären Bewegungen gibt es bis heute; es sind der post-stalinistische politische Abfall oder gewisse (auch sozialistische) Drittweltmilieus, die sich weiterhin an China oder Kuba wie an ein gelobtes Land klammern. Vor 1917 hatte kein Sozialist das Bedürfnis nach einem gelobten Land, denn der Sozialismus war in den Köpfen und Herzen daheim und das genügte, um die wichtigste internationale soziale Bewegung der neueren Geschichte zu gründen.

Diese der sozialistischen Bewegung innewohnenden Kontroversen kümmern Blocher freilich nicht. Blocher kann nicht einmal zwischen dem Sozialismus „von oben“ und dem Sozialismus „von der Basis“ unterscheiden. Und könnte er es, würde ihn letzterer zweifellos mehr stören. Lieber begnügt er sich mit einem groben Amalgam von Sozialismus und Stalinismus.

Ginge es darum, die in der modernen Gesellschaft existierende Neigung zum Autoritarismus zu diskutieren, eine für die Demokraten aller Lager gleichermaßen problematische und beunruhigende Entwicklung, müßte man beim Autoritarismus der Rechten anfangen. Wie kann man den Menschen dazu verhelfen, ihren Obrigkeitsglauben insbesondere in den Unternehmen, an den Schulen und in der Armee abzulegen? Wie hält man den Versuchungen der öffentlichen Verwaltung, stand und mehr noch der Privatwirtschaft, den Bürger als „Verwaltungsobjekt“ zu behandeln. Wie ist eine echte Gleichberechtigung von Mann und Frau zu erreichen? Wie kommt es, dass die Spielregeln der Demokratie, die im Prinzip jedermann akzeptiert, in den Unternehmen nie zum Tragen kamen?

Wäre Blocher ein seriöser Politiker, hätte er sich einer seriösen Debatte über die Gefahren gestellt, die der Freiheit (den Freiheiten) in der heutigen Gesellschaft drohen, und er hätte die Frage aufgegriffen, wie die Linke und die Rechte diesen Gefahren begegnen können. Diese Debatte wird zweifellos stattfinden, vermutlich aber ohne Blocher, den nur seine eigene Freiheit interessiert; denn was die anderen angeht, so hat sich jeder selbst zu behaupten: „In einer freien Gesellschaft ist die Rechtsgleichheit vor dem Gesetz als einzige Gleichheit möglich und nötig“34, bzw. mit Anatole France gesprochen, in seiner Erhabenheit garantiert das Gesetz dem Millionär und dem Obdachlosen gleichermaßen die Freiheit, unter der Brücke zu schlafen.

Was nun die politische Kultur der sozialdemokratischen Parteien und ihre generelle Politik anlangt, wurden sie von keinen pro-stalinistischen Minderheiten bestimmt, und Blocher weiß das. Im Fall der Schweizer Sozialdemokratie waren es Politiker wie Hermann Greulich und Robert Grimm, Charles Naine und Pierre Graber, Karl Dellberg und Paul Golay, Jules Humbert-Droz und Walther Bringolf, die sie über Jahrzehnte hinweg entwickelt und geprägt haben. Diese Leute wußten, was totalitäre Regime sind. Die Tatsache, dass die SPS 1939 Léon Nicole wie auch die SP Genf und Nyon ausschloss, weil sie den Hitler-Stalin-Pakt unterstützten, wiegt in der Geschichte der Partei schwerer als der schon damals in der Partei umstrittene und törichte Umgang einiger Weniger mit den grotesken Autokraten des stalinistischen Systems.35

Und wenn wir schon dabei sind, Zitate auszutauschen, könnte man auch eine stattliche Reihe von Erklärungen bürgerlicher und unter ihnen so manches erzkonservativen Politikers anführen. Der Vater der deutschen „Ostpolitik“ war Franz-Joseph Strauss, und das lange vor Egon Bahr und Willy Brandt. Das wäre an sich nicht einmal erstaunlich, hat doch das Unternehmertum – tatkräftig unterstützt durch die politische Rechte – das getan, was den Sozialdemokraten niemals eingefallen wäre, selbst dann nicht, als sie in etlichen europäischen Staaten an der Regierungsmacht waren und die Mittel dazu gehabt hätten: Es waren nicht die Sozialdemokraten, die den kommunistischen Regimes zu einem längeren Leben verholfen haben, indem sie sie mit ihren Investitionen über Wasser hielten.

Wodka-Cola: gestern wie heute

Als das kommunistische System in den 1960-er und 70-er Jahren erste Anzeichen einer Krise zeigte, kam es in den Ostblockländern und in Jugoslawien zu einem explosionsartigen Anstieg der von den transnationalen Konzernen (TNKs) in diese Länder getätigten Investitionen: Die Zahl der Kooperationsabkommen zwischen den Transnationalen und den kommunistischen Staatsbetrieben stieg (in runden Zahlen) von 300 im Jahr 1970 auf 4000 im Jahr 1977. Von diesen Abkommen profitierten alle 1000 wichtigsten TNKs, die in der kapitalistischen Welt 80% des gesamten Produktionsaufkommens kontrollieren.36

Diese Kooperationsabkommen waren unterschiedlicher Art: Üblich waren Lizenzvergaben im Austausch für Produkte oder Fertigungsteile für Endprodukte, gemeinsame Fertigungsabkommen, Untervergaben, usw., die zumeist auf dem Tausch von Produkten und Dienstleistungen beruhten, um das Problem der nicht konvertierbaren Währungen zu umgehen.

1977 waren allein in Moskau über 150 TNK-Filialen eingetragen: 35 deutsche, 25 französische, 23 amerikanische, 21 japanische, 14 italienische, 9 schwedische, 5 britische, 5 finnische, 4 holländische, 3 spanische, 3 schweizerische, 2 österreichische, 2 belgische, eine australische und eine indische. In Bukarest waren es im selben Jahr 109 Transnationale aus 13 Ländern, darunter auch aus der Schweiz, und sechs hatten in Bulgarien Kooperationsverträge abgeschlossen. Nicht anders verhielt es sich in der DDR, in Polen, in der Tschechoslowakei und natürlich in Jugoslawien.37

Zu den bekannteren und für damals typischen Kooperationsverträgen gehören jene von FIAT in der UdSSR (das Lada-Werk in Togliattigrad) sowie in Polen und Jugoslawien, von Renault (für die Produktion der Automarke Marke Dacia) und von British Aerospace (für die Flugzeuge BAC 111) in Rumänien oder von ITT (richtig, derselbe Konzern, der 1973 gegen die Regierung Allende in Chile konspiriert hatte), der ab 1968 sämtliche sowjetische Flughäfen mit Reservierungs- und Kommunikationssystemen ausrüstete, und natürlich die Lizenzabkommen von Coca-Cola und Pepsi-Cola; im Fall von Pepsico brachte das dem Konzern das Importmonopol für in der UdSSR hergestellten Wodka in die kapitalistische Welt.

Damit die Liste der guten Beziehungen zwischen dem transnationalen Kapital und dem Sowjetblock auch wirklich vollständig ist, darf man die großzügigen Kredite der westlichen Banken nicht vergessen (die zu einer massiven Verschuldung Ungarns, Polens oder der UdSSR führten), den Handel mit Nahrungsmitteln (im besonderen den Verkauf von amerikanischem, kanadischem, australischem und argentinischem Weizen und die Nahrungsmittelverkäufe der Europäischen Gemeinschaft an die UdSSR und an andere Ostblockländer) und nicht zuletzt die Beteiligung der UdSSR am südafrikanischen Diamantenkartell (zu Zeiten der Apartheid).

Die transnationalen Investitionen in das stalinistische System während der 20 Jahre vor seinem Niedergang blieben auch nicht ohne politische Konsequenzen. Sie dienten unter anderem dazu, enge Verbindungen zwischen den herrschenden Klassen beider Systeme, also zwischen der Elite der internationalen Arbeitgeberschaft und der Nomenklatura des Ostblocks zu schaffen. Wenn man sich vorstellt, was man sich in dieser kleinen Welt im Laufe von unzähligen Arbeitssitzungen, offiziellen Zeremonien und reichlich begossenen Banketten alles zu erzählen hatte, so fallen die Liebenswürdigkeiten einiger Sozialdemokraten im Vergleich dazu geradezu unbedeutend aus. Dies umso mehr, als sie keinerlei praktische Folgen hatten – ganz im Gegensatz zu den Beziehungen zwischen den Wirtschaftskapitänen beider Systeme.

Eine ihrer praktischen Auswirkung bestand jedenfalls darin, dass der sowjetischen Nomenklatura die Umschulung zu einer neuen herrschenden Klasse eines in besonderem Maße mafiösen und kriminellen Kapitalismus ermöglicht wurde.

Gegenwärtig findet dieser Prozess in China statt und zwar nach exakt denselben Mustern. Blochers eigenes Unternehmen, die Ems Chemie, ist einer von vielen Transnationalen, die in das Land investieren, was nicht unkommentiert geblieben ist. Es läßt ihn offenbar kalt, dass die demokratische Bewegung in China und mit ihr die zahlreichen Versuche, unabhängige Gewerkschaften zu gründen, grausam unterdrückt werden. Das, was für ihn und die anderen zählt, ist nicht „die totalitäre Ideologie, die das Individuum unterjocht“, sondern einzig der Profit, den ein kapitalistisches Unternehmen aus einem System schöpfen kann, das ihm „Stabilität“ garantiert. Namentlich schützt ihn dieses System vor den Forderungen der Arbeiter und zwar mit den Mitteln der polizeilichen und militärischen Gewalt.

Der Widerstand gegen den Nazismus

Ein besonders widerwärtiges Amalgam in Blochers Schmähschrift ist jenes, wo er dem Sozialismus unterstellt, auf „gleichen ideologischen Wurzeln“ zu gründen wie der Nationalsozialismus und der Faschismus. An einer vor Heuchelei nur so strotzender Stelle würdigt er zwar „die zahlreichen Vertreter der Sozialdemokratie“, die „mit Mut und Zivilcourage im Kampf gegen den Naziterror standen“38, verweist jedoch im selben Atemzug auf „ihre gemeinsamen ideologischen Wurzeln“, um sie unter Berufung auf Ludwig von Mises gleich wieder in einen Topf zu werfen: „Beide – Marxismus und Nationalsozialismus – stimmen in der Gegnerschaft gegen den Liberalismus und in der Ablehnung der kapitalistischen Gesellschaftsordnung überein. Beide streben eine sozialistische Gesellschaftsordnung an.“39

Von Mises schrieb diese Zeilen 1932, als das deutsche Großkapital die nationalsozialistische Bewegung in der Hoffnung finanzierte, sie würde ihm als Schlägertruppe dienen, um die – hauptsächlich sozialdemokratisch orientierte – Arbeiterbewegung zu zerschlagen. Diese Hoffnung sollte nicht enttäuscht werden. Hugenberg40 und seine Verbündeten hatten begriffen, was dem „maßgeblichen Vordenker“ des 20. Jahrhunderts von Mises damals schon und Blocher offenbar bis heute entgangen ist: Den Interessen des kapitalistischen Regimes im Deutschland der 30-er Jahre war nach Ansicht seiner Anführer mit den Nationalsozialisten besser gedient als mit den Liberalen. Die Begriffe „Sozialistisch“ und „Arbeiter“ im Namen der Partei machten dem deutschen Großkapital nicht die geringste Besorgnis. Sie wußten, dass die soziale Demagogie Hitlers eine verlogene Manipulation war. Hitler stand in ihrer Schuld und zum Beweis veranlaßte er die Ermordung der radikalen Nazis wie Röhm und Strasser, die den sozialen Radikalismus der Nazi-Propaganda vor der Machtübernahme 1933 ernst genommen hatten.

Zehn Jahre vorher war ganz das Gleiche in Italien geschehen, wo sich das Großkapital des Faschismus und Mussolinis zur Unterdrückung der mehrheitlich sozialistischen Arbeiterbewegung bedient hatte, deren Fabriksbesetzungen ihm so sehr Angst eingejagt hatten. Wie Hitler nach ihm, hatte sich auch Mussolini schnell des radikalen Flügels seiner Bewegung entledigt, der sich aus Überläufern aus der syndikalistischen Gewerkschaftsbewegung zusammensetzte.

Im Gegensatz dazu, was Blocher uns glauben machen will, wurde das kapitalistische System weder vom Nazismus noch vom Faschismus je in Frage gestellt. Kein Privatbesitz, sofern er sich in deutscher, nichtjüdischer Hand befand, wurde je von den Nazis konfisziert. Die deutschen Arbeitgeber haben bis auf wenige ehrenwerte Ausnahmen den Nazismus bis zum Ende des Krieges unterstützt ebenso wie der italienische Arbeitgeberverband den Faschismus unterstützt hat und wie es die Arbeitgeberverbände im gesamten besetzten Europa bis zur Befreiung getan haben. Auch der japanische Arbeitgeberverband hat die Militärdiktatur während des ganzen Krieges in China und im Pazifik unterstützt. Angenommen, die Schweiz wäre besetzt gewesen, wäre es interessant gewesen zu sehen, welche Teile der Arbeitgeberschaft sich dem Widerstand angeschlossen hätten.

Der Nationalsozialismus hat die „Marktwirtschaft“ nie aus Prinzip bekämpft; wenn er „für die möglichst zentrale Lenkung der Wirtschaft“ eingetreten ist, dann lediglich im Sinne einer kriegswirtschaftlichen Logik.

Blocher anerkennt zwar, dass die Sozialdemokraten dem Nationalsozialismus Widerstand geleistet haben, relativiert dies aber sogleich: „ … genau wie etwa Liberale, bekennende Christen, Angehörige des Adels oder im Widerstand engagierte Offiziere“.

Freiheit und Leben kann man uns nehmen, die Ehre nicht.

Otto Wels

Die Fakten sind vielmehr folgende: Der sozialdemokratische Widerstand begann lange vor 1933 mit den Straßenschlachten gegen die Nazi-Banden, und die einzige parlamentarische Fraktion im Reichstag, die am 23. Februar 1933 (zu einem Zeitpunkt, als der Naziterror bereits im Gange war) gegen das „Ermächtigungsgesetz“ stimmte, waren die Sozialdemokraten, von denen bereits ein Viertel der Abgeordneten entweder verhaftet oder im Exil war (die Kommunisten befanden sich bereits in der Illegalität und ihre 81 Abgeordneten waren ihrer Ämter enthoben worden). Der Vorsitzende der sozialdemokratischen Abgeordnetengruppe, Otto Wels, erklärte damals: „Wir deutschen Sozialdemokraten bekennen uns in dieser geschichtlichen Stunde feierlich zu den Grundsätzen der Menschlichkeit und Gerechtigkeit, der Freiheit und des Sozialismus. Kein Ermächtigungsgesetz gibt Ihnen die Macht, Ideen, die ewig und unzerstörbar sind, zu vernichten. … Wir grüssen die Verfolgten und Bedrängten. Wir grüssen unsere Freunde im Reich. Ihre Standhaftigkeit und Treue verdienen unsere Bewunderung. … Freiheit und Leben kann man uns nehmen, die Ehre nicht.“41

Was man den Sozialdemokraten sehr wohl vorwerfen kann, ist, dass sie die Nazibewegung nicht verhinderten, als sie die Macht des Staates noch kontrollierten, und dass sie keinen bewaffneten Widerstand leisteten, als ihre Miliz, der Reichsbanner, dazu noch in der Lage war.

Diesem Widerstand hätte jedoch die Unterstützung der Kommunisten gefehlt, die die Sozialdemokraten zum Hauptfeind erklärt hatten (sie nannten sie „Sozialfaschisten“ in einem Amalgam, das Blocher würdig ist) und mit den Nazis paktierten (insbesondere beim Streik des öffentlichen Transports in Berlin 1932, der von den kommunistischen und nationalsozialistischen Werksgruppen gemeinsam organisiert worden war).

Der kommunistische „Antifaschismus“ setzte erst ein, als Stalin nach 1934 die Politik der „Volksfront“ lancierte. Mit dem Hitler-Stalin-Pakt erfuhr er 1939 ein abruptes Ende, um 1941 wieder aufgenommen zu werden, als Hitler die UdSSR überfiel. Doch auch hier gilt zu unterscheiden, dass dieses stalinistisch-nazistische Einverständnis nichts mit vermeintlichen gemeinsamen ideologischen Wurzeln zu tun hatte, wie uns Blocher glauben machen will, sondern mit der totalen Unterordnung der stalinisierten kommunistischen Bewegung an das außenpolitische Gebot der Stunde der UdSSR.

In jedem Fall sollten die Sozialdemokraten teuer dafür bezahlen, dass sie ihren politischen Willen durch ein blindes Vertrauen in den bürgerlichen Rechtsstaat erlahmen ließen, ebenso wie die Kommunisten für ihre selbstmörderische Politik bezahlen sollten, das Aufkommen des Nazismus zu begrüssen, weil sie meinten, seine Nachfolge kurzfristig antreten zu können. Schätzungen zufolge beläuft sich die Zahl der Deutschen die zwischen 1933 und 1945 in den Gefängnissen und Konzentrationslagern eingesperrt waren, auf 750.000 bis 1,2 Millionen, zusätzlich zu denen die ausschliesslich wegen iher jüdischen Herkunft verfolgt und schliesslich ermordet wurden. Die Zahl der „offiziellen“ Todesurteile betrug 12.000; in ihr sind jedoch nicht die Hinrichtungen enthalten, die ohne Gerichtsverfahren durchgeführt wurden und in die Tausenden gingen.

Wer waren diese mehreren hunderttausend Opfer? Die Zahl der nach dem Umsturzversuch vom 20. Juli 1944 hingerichteten Offiziere wird auf 2.000 geschätzt. Die Opfer des Nationalsozialismus (Gefangene oder Ermordete) in den Reihen der bürgerlichen Parteien (Deutschnationale, Zentrum, Demokraten), der Industriekader und freien Berufe, der dissidenten Nazi, der antinazistischen Christen sowie der bündischen Jugendbewegungen werden auf einige hundert geschätzt42 – insgesamt zweifellos weniger als 2 % aller Naziopfer. Hinzu kommen die vielen Menschen ohne klare politische Zugehörigkeit, die zu Haftstrafen verurteilt oder ermordet wurden, weil sie BBC hörten, weil sie sich abfällig über das Regime äußerten oder weil sie sich eines menschlichen Verhaltens gegenüber Juden, Kriegsgefangenen oder Zwangsarbeitern schuldig gemacht hatten. Ihre Zahl wird auf mehrere zehntausend geschätzt. Die größte Gruppe deutscher Opfer waren die mehrere hunderttausend zählenden Regimegegner aus den Reihen der Sozialdemokraten und Kommunisten unterschiedlicher Fraktionen, von denen die meisten Arbeiter waren.

Die Verdienste solcher heldenhafter und herausragender Personen wie Dietrich Bonhöffer oder der Huber-Scholl-Gruppe der „weißen Rose“ werden nicht geschmälert, im Gegenteil, wenn man sich vergegenwärtigt, wie allein sie dastanden.

Auch hinsichtlich der höheren Wehrmachtsoffiziere, die 1944 in den Widerstand gingen, steht die Würde ihres Opfers nicht zur Debatte. Es soll jedoch daran erinnert werden, welches Motiv hinter ihrem Handeln stand: In dem Wissen, dass der Krieg verloren war, ging es ihnen darum, Deutschland vor der nationalen Katastrophe einer völligen militärischen Niederlage und nachfolgenden Besatzung zu retten, die von den meisten von ihnen sicherlich nicht als Befreiung empfunden worden wäre.

In Deutschland wie in ganz Europa war es von Anfang an die sozialdemokratische Bewegung, die dem NS-Regime bis zum Ende des Krieges die politisch konsequenteste Widerstandsfront entgegen stellte: in Frankreich waren es die Aktivisten und Aktivistinnen von „Libération“ und „Nord“; in Italien die Bewegung „Giustizia e Libertà“ (später „Partito d’Azione“) der von Mussolini ermordeten Brüder Rosselli und die PSI; in Polen die zionistischen Sozialisten und der jüdische Arbeiterbund, die den Aufstand im Warschauer Ghetto im Jahr 1943 anführten, und die sozialistische Partei Polens, die ein Jahr später die Kader für den Aufstand von Warschau stellte.

Beeindruckend ist die große Solidarität der schweizerischen Arbeiterbewegung mit ihren verfolgten Genossinnen und Genossen aus Deutschland.

Hermann Wichers

Und wie stand es um die Schweizer Sozialdemokraten? Geben wir das Wort dem Historiker Hermann Wichers: „Beeindruckend ist die große Solidarität der schweizerischen Arbeiterbewegung mit ihren verfolgten Genossinnen und Genossen aus Deutschland. Da sich Bund und Kantone der Verantwortung für das Schicksal der aufgenommenen Flüchtlinge weitgehend entzogen, waren diese vollständig auf materielle Hilfe befreundeter Kreise angewiesen. SPS und Gewerkschaften gründeten zu diesem Zweck bereits im Frühjahr 1933 die Schweizerische Flüchtlingshilfe. Auf seiten der Kommunisten übernahm die Rote Hilfe die anstehenden Aufgaben. Die für die Unterstützung der Flüchtlinge notwendigen Gelder wurden von der schweizerischen Arbeiterschaft und ihren Organisationen – allen voran der Gewerkschaften – selbst aufgebracht, eine angesichts der wirtschaftlichen Krise der 30er Jahre enorme Leistung. Neben der organisierten Hilfe stand die praktische Solidarität vieler „kleiner“ Leute, die oftmals selbst wenig besaßen, aber dennoch kostenlose Schlaf- und Essensplätze zur Verfügung stellten, mit dem Lebensnotwendigsten aushalfen und den Flüchtlingen Anteilnahme und ein neues soziales Umfeld boten. Wie nicht anders zu erwarten, fiel auch in proletarischen Familien diese Aufgabe im wesentlichen den Frauen zu, die darin vielfach Selbstbestätigung und Anerkennung fanden. Insgesamt werden die bedrückenden Lebensverhältnisse der Flüchtlinge spürbar ….“

„Trotz aller Restriktionen und Gefahren kämpften sowohl sozialdemokratische als auch kommunistische Flüchtlinge von der Schweiz aus weiter gegen das nationalsozialistische Regime. Sie waren nicht bereit, das Verbot jeglicher politischer Betätigung zu befolgen, da sie Deutschland verlassen hatten, um weiter für ihre Überzeugung eintreten zu können.“ 43

Neben der von der Schweizer Zivilgesellschaft geleisteten Hilfe für politische Flüchtlinge muss auch die von zahlreichen führenden Sozialdemokraten und Gewerkschaftern organisierte Unterstützung für den deutschen und österreichischen Widerstand erwähnt werden; darunter waren Leute mit internationalen Verpflichtungen wie Konrad Ilg, Sekretär des Internationalen Metallarbeiterbunds (IMB) oder Jean Schifferstein, Sekretär der Internationalen Union der Lebensmittelarbeiter (IUL). Sie halfen mit Logistik und Geld, mit Hilfeleistungen an die Familien der eingesperrten Genossen, mit der Aufrechterhaltung der Kurierverbindungen (in erster Linie über das Verbindungsnetz der Eisenbahner), mit der Verbreitung der im Untergrund hergestellten Schriften, usw.

Für Blocher sind das bestenfalls innerfamiliäre Zwistigkeiten: „Die Tatsache dass eine politische Gruppierung die andere verfolgt und bekämpft, bedeutet nicht, dass die ideologischen Wurzeln nicht identisch sein können.“ Er treibt dieses Amalgam sogar noch weiter und beschreibt den Hitler-Stalin-Pakt als eine „Verbrüderung von Nationalsozialismus und Sozialismus“.44 In Wahrheit waren unter den großen politischen Strömungen der damaligen Zeit die Sozialdemokraten sowohl individuell wie auch als Bewegung die hauptsächlichen Opfer dieses Paktes.

Wie unanständig muß man sein, um glauben machen zu wollen, dass die „ideologischen Wurzeln“ des Nationalsozialismus, die Glorifizierung von Rasse, Blut und Boden, mit der politischen Kultur der Sozialdemokratie verwandt sind, deren Fundament die Anerkennung der Gleichwertigkeit jedes einzelnen Menschen ist!

Blochers eigentliches Problem

Blocher hält sich mit solchen Details nicht auf. Die Verleumdung der Sozialdemokratie dient ihm lediglich als Einleitung zu seinem eigentlichen Thema: Die Rolle des Staates. Teilen nicht der Sozialismus, mag er nun demokratisch sein oder nicht, der Nationalsozialismus und der Kommunismus den Glauben an „den Kollektivismus und die Allmacht des Staates“?45 Und muß man ihnen nicht ein klares Bekenntnis zur Freiheit entgegen stellen? Gemeint ist die Freiheit der Wirtschaft im weitesten Sinne, bzw. die Freiheit, in welcher „der Staat die Souveränität der Konsumenten möglichst wenig antastet.“ Ist dass nicht die Grundvoraussetzung für die politische und persönliche Freiheit und somit für die Freiheit an sich? Das wären die wichtigen und interessanten Fragen, über die zu diskutieren es sich lohnte.

Blocher enttäuscht uns aber gleich wieder. Man merkt sehr bald, dass er vor allem dann ein Problem mit dem Staat hat, wenn ihm dieser Steuern abverlangt. Den Millionär Blocher empört die Tatsache, dass der Staat ihm, wie auch seinen Mitbürgern, „die freie Verfügung über ihr Einkommen“ versagt, „indem er es ihnen durch Steuern, Abgaben und Gebühren wegnimmt.“

Soll der Staat das Volkseinkommen besteuern und zugunsten der Schwächsten umverteilen? Selbstverständlich nicht: Ein vom Staat „verordneter Solidaritätszwang ist sinnlos“46. Und der Staat darf sich nicht das Privileg aneignen, „immer mehr die Befriedigung lebenswichtiger Bedürfnisse – die er definiert – an sich zu ziehen.“47 In Wirklichkeit sind es die Bürger selbst, die auf demokratische Weise definiert haben, welche Bedürfnisse ihrer Ansicht nach lebensnotwendig sind und vom Staat befriedigt werden müssen: das kostenlose und allen frei zugängliche öffentliche Bildungswesen zum Beispiel oder ein funktionierendes öffentliches Gesundheitswesen. Aber Blocher findet es unerträglich, dass er vom Staat zur Kasse gebeten wird, um seinen Beitrag zur Finanzierung solcher öffentlicher Einrichtungen zu leisten, und schreit Totalitarismus. Denn es handelt sich ja um sein Geld, das der Staat ihm nehmen will. Jedenfalls „wäre es sinnvoller, wenn alle selber für ihren Lebensunterhalt aufkommen würden „48 – wie es der hard-working Millionär Blocher mühelos tut, im Gegensatz zum faulen Arbeitslosen.

Der aufschlußreichste Satz ist der folgende: „Wer durch ständig steigende Steuern, Abgaben und Gebühren gezwungen wird, sich solidarisch zu verhalten, wird nicht etwa sozialer, sondern unwillig und zunehmend egoistischer.“49 Hier beschreibt Blocher sich selbst. Das ist der Reflex des Hundes, der knurrt, weil er glaubt, man wolle ihm seinen Knochen nehmen.

Der „freie Markt“: eine Propagandafiktion

Abschließend muß man sich folgendes fragen: Warum Blocher, und warum gerade jetzt? Die blochersche Ideologie ist Teil einer Offensive gegen den Sozialstaat, die seit der Präsidentschaft Reagans von 1983 von den USA ausgeht, sich aber schon in den Jahrzehnten davor anbahnte, genährt von der politischen Rechten in Form von Think Tanks, Büchern, akademischen Lehrstühlen, usw.50 Wenn sich die neoliberalen Wirtschaftswissenschaftler und Lehrmeister Blochers (Friedrich von Hayek, Ludwig von Mises, William Röpke, usw., aber auch Milton Friedman und andere) im Laufe der Zeit von einer obskuren akademischen Sekte zu den Vordenkern der Welt gewandelt haben, dann nicht, weil ihre Ideen mit den Jahren verdienstvoller geworden wären, sondern weil sich die politischen und sozialen Machtverhältnisse in den modernen Industriegesellschaften und auf globaler Ebene grundlegend geändert haben.

Ein Staat konnte seine Rolle als Schirmherr des „allgemeinen Interesses der Gesellschaft“ ausüben weil sich die Arbeiterbewegung eine Machtposition erkämpft hatte und von dort aus mit dem Kapital verhandeln konnte, ein Kapital das darauf bedacht sein musste, Schlimmeres zu verhüten. Das konnte der Staat aber nur so lange, als das Kräftegleichgewicht anhielt das den sozialen Konsens untermauerte: eine Errungenschaft der Industriegesellschaften der Nachkriegszeit (den „dreissig glänzenden Jahren“ des europäischen Wirtschaftswunders).

Was wir heute erleben, ist der Bruch dieses Gleichgewichtes, die Verlagerung der in der Gesellschaft geltenden Machtverhältnisse zugunsten des Kapitals, welches durch die Globalisierung in der Lage ist, sich zu internationalisieren und damit dem Druck der innerhalb der nationalen Grenzen agierenden Gewerkschaften und der politischen Linken auszuweichen. Das Kapital ist an einem sozialen und politischen Konsens nicht länger interessiert. Es will nicht nur seinen Beitrag an den Sozialstaat nicht mehr erbringen, sondern es stellt die Rolle des Staates – und damit der Politik – überall dort grundsätzlich in Frage, wo es sich vom Staat eingeschränkt fühlt. Der Blocherismus ist die Schweizer Version dieser neuen Arroganz des Kapitals.

Damit ist freilich nicht gesagt, dass der Staat in all seinen Funktionen abgeschafft werden soll. So wird etwa die Souveränität des Staates keineswegs zur Debatte gestellt wo die öffentliche Hand dem Kapital zu Diensten sein soll, und zum Schutz der Interessen der transnationalen Konzerne auf gesetzlicher, politischer und ökonomischer Ebene und mitunter auch mit den Mitteln der staatlichen Gewalt einschreiten soll. Wenn der Staat von den Theoretikern des Neoliberalismus in Frage gestellt wird, dann lediglich in seiner Funktion als Verteidiger des öffentlichen Interesses und der sozialen Gerechtigkeit.

Das theoretische Problem der neuen Rechten besteht darin, dass der „real-existierende Kapitalismus“ mit dem neoliberalen Modell in Wirklichkeit nichts zu tun hat. Der Aufschwung der transnationalen Konzerne, der Speerspitze und hegemonialen Macht im modernen Kapitalismus, hat das Modell grundlegend verändert. Denn wenn eine kleine Zahl transnationaler Gesellschaften alle wichtigen Märkte dominiert und ihre gegenseitigen Beziehungen ebenso sehr durch Kooperation wie durch Wettbewerb und Konflikt gekennzeichnet sind, und wenn ein wesentlicher Anteil des Welthandels – 40 % laut gewissen Schätzungen – unter den Filialen ein und derselben transnationalen Gesellschaft abgewickelt wird, wobei eine über interne Transferleistungen51 verlaufende Preisstruktur zur Anwendung gelangt, kann von einem „freien Markt“ keine Rede sein.

Der moderne Kapitalismus, ein in Wahrheit hochreglementiertes und künstliches System, beruht auf einem komplexen Gefüge formeller und informeller Absprachen zwischen den Unternehmen selbst sowie zwischen ihnen und den einzelnen Regierungsinstanzen. Diese Absprachen regeln Marktanteile, das Wesen der Handelsbeziehungen, die Finanzierungsbedingungen und die einzelnen Produktionsfaktoren, darunter in hohem Maße die Arbeitskosten52.

Das System wird nicht von einer „unsichtbare Hand“ geleitet, sondern funktioniert aufgrund bewußter politischer Entscheidungen, die von privaten oder öffentlichen Einrichtungen getroffen werden, also von jenen, die die Macht haben, Entscheidungen zu treffen und auch umzusetzen.

Mit anderen Worten: Dieses System entwickelt sich entlang bestimmter Kräfteverhältnisse, die sich ständig verändern, dadurch dass die in ihm organisierten sozialen Akteure ständig miteinander konfrontiert sind. In diesem Kontext ist der Begriff des „freien Marktes“ als Hort der Freiheit eine deterministische ideologische Fiktion, die in keinem Verhältnis zur Realität steht. Er hat eine rein polemische und demagogische Funktion, die darin besteht, den Gegner in die Defensive zu versetzen, in der öffentlichen Meinung Verwirrung zu stiften, die realen Machtverhältnisse zu verschleiern und den Bürgerinnen und Bürgern vorzumachen, dass alle für sie relevanten Fragen außerhalb ihrer Entscheidungsbefugnis liegen. Dem diametral gegenüber gestellt, versucht die Sozialdemokratie, den Bürger die Mittel zu geben, die sie ermächtigen die gesellschaftlichen Vorgänge zu verstehen und in alle Angelegenheiten die sie etwas angehen, einzugreifen.

Die individuelle Freiheit und die Rechte des Einzelnen sind de facto nur dort geschützt, wo es Regeln gibt. Lamennais hat bereits im 19. Jahrhundert darauf hingewiesen, dass „im Verhältnis zwischen dem Starken und dem Schwachen die Freiheit unterdrückt und das Gesetz befreit.“ Die von Blocher angepriesene „Freiheit des Konsumenten“ gilt nur in dem Maße, in dem der Konsument auch und vor allem Bürger ist, der sich mit politischen Mitteln gegen die Betrüger jeder Couleur zu wehren weiß. Wenn etwas die Freiheit des Konsumenten schützt, so sind es die Mittel der Gesetzgebung, die ihn gegen jene verteidigen sollen, die ihn ausbeuten möchten.

Dasselbe gilt für die Arbeitswelt: jede in den Kollektivverträgen geregelte Lohnerhöhung, jede Arbeitsstunde weniger, jeder Urlaubstag mehr vergrößert den individuellen Freiraum der Arbeitnehmerinnen und Arbeitnehmer, den sie für ihre persönlichen Ziele nutzen können und der ihnen die Würde verleiht, auf die jeder Mensch ein Recht hat, während die Deregulierung der Arbeit den Menschen in eine Tretmühle spannt, aus der es keinen Ausweg gibt.

In der Lebensmittelindustrie besteht eine der Maßnahmen zum Schutz des Konsumenten darin, dass die Hersteller die exakte Zusammensetzung ihrer Produkte, einschließlich der Zusätze, Farbstoffe, Konservierungsmittel, usw., im Detail angeben müssen. Es wäre zu begrüßen, wenn man diese Regeln auf die Politik anwenden würde. Blocher will uns mit seinem Pamphlet eine Kost auftischen, die mit Produkten von minderwertiger Qualität versetzt, verdorben und schädlich ist – mit einem Wort, er will uns einen Betrug verkaufen. Seine Absicht entspricht der aller Betrüger: Ihm geht es um den maximalen Profit auf Kosten der Konsumenten, in diesem Fall der Bürger.

Der Autor

Dan Gallin ist der ehemalige Generalsekretär der IUL (Internationale Union der Lebensmittel-, Landwirtschafts-, Hotel-, Gaststätten-, Tourismus und Genussmittelarbeiter-Gewerkschaften) mit Sitz in Genf. Während seiner 40-jährigen Gewerkschaftstätigkeit hat er im Herzen der Arbeiterbewegung, deren Geschichte und Tradition er von Grund auf kennt, zur Förderung des internationalen Gedankens und der internationalen Tätigkeit beigetragen. Seine konkreten Erfahrungen mit einer Kultur der Solidarität und der Freiheit, für die er sich als Gewerkschafter zeit seines Lebens tatkräftig eingesetzt hat, verbanden sich zu einem originellen und in hohem Maße eigenständigen Denken, das unentbehrlich ist für die zur Debatte stehenden wichtigsten politischen Fragen, zu der die Sozialdemokratie heute weltweit aufgerufen ist.

Den Autor verbindet jedoch auch ein persönlicher Bezug mit der Frage nach der Freiheit, wie sie Christoph Blocher an die Sozialdemokraten richtet: Gallin, der rumänischer Herkunft ist und durch das kommunistische Regime staatenlos wurde, ging in die USA, wo er sich den Sozialisten anschloss und 1953 wegen seiner politischen Überzeugung des Landes verwiesen wurde. Nach Genf zurückgekehrt, wo er studiert hatte, wurde er Schweizer Staatsbürger, allerdings erst, nachdem die SP ihn gegen eine ihm unfreundlich gesinnte bürgerliche Koalition in Schutz genommen hatte. Sei 1955 ist Dan Gallin Mitglied der SPS.

Das Global Labour Institute (GLI)

Die von Dan Gallin 1997 nach Schweizer Recht gegründete Stiftung, ist ein der Gewerkschaftsbewegung gewidmeter unabhängiger Think-Tank, in dem Organisationsstrategien erarbeitet und vorgeschlagen werden, wie der Hegemonie der transnationalen Konzerne und der Brutalität des globalisierten Kapitalismus begegnet werden kann. In Zusammenarbeit mit aufgrund ihrer Erfahrung und Unabhängigkeit anerkannten Gewerkschaftern und Gewerkschafterinnen sucht das GLI nach innovativen und unorthodoxen Ansätzen, um die Rechte und Freiheiten der ArbeitnehmerInnen in der offenen Welt von heute zu schützen.

Quellen:

1) Christoph Blocher: Freiheit statt Sozialismus, SVP Kanton Zürich, 2000, 24 S.

2) Erklärung der kommunistischen Internationale, 1847, zitiert bei Hal Daper (siehe Anmerkung 26)

3) Karl Marx: Ansprache vor der Minderheit der kommunistischen Internationale 1850, zitiert bei Hal Draper (vgl. auch Anm. 26)

4) Blocher, Ebd., S.6

5) Karl R. Popper: Die offene Gesellschaft und ihre Feinde, Francke Verlag Tübingen, 1957, Band 2, S. 259.

6) George Orwell: Rückblick auf den Spanischen Krieg (1942), (in: Rache ist sauer, Essays, Diogenes Verlag, Zürich, 1975, S. 21, 28/29).

7) Simon Leys: Ombres chinoises, Union Générale d’Edition (10/18), Paris, 1974, 312 S.; Les habits neufs du Président Mao, Champ Libre, Paris, 1971, 314 S.; La forêt en feu, Collection Savoir, Hermann, Paris, 1983, 231 S.

8) Simon Leys: Orwell, ou l’horreur de la politique, Collection Savoir, Hermann, Paris, 1984, 74 S.

9) George Orwell: The Collected Essays, Journalism and Letters of George Orwell, Vol. I, p.269 (aus einem Brief an Cyril Connolly), in: My Country Right or Left, Secker & Warburg, London, 1968.

10) George Orwell: Ebd., Vol. IV, p. 502 (aus einem Brief an Francis A. Henson).

11) George Orwell: Der Weg nach Wigan Pier, Diogenes Verlag, Zürich, 1975.

12) George Orwell: Rückblick auf den Spanischen Krieg, (in: Rache ist sauer, Essays, Diogenes Verlag, Zürich, 1975, S. 31).

13) Karl Kautsky: Nochmals die Gemeinsamkeit des sozialdemokratischen und des kommunistischen Endziels, Tribüne (Prag), Band I, Nr. 11, März 1929. Vergleiche auch: Die Gemeinsamkeit des sozialdemokratischen und des kommunistischen Endziels, Tribüne (Prag), Band I, Nr. 3 (Juli 1928) und: Demokratie und Diktatur, Der Kampf (Wien), 1933.

14) Max Shachtman: The Bureaucratic Revolution, Donald Press, New York, 1962, 360 S. (enthält die im The New International: Is Russia a Workers‘ State? (1940) und Russia’s New Ruling Class erschienenen Artikel (1942).

15) Tony Cliff: Stalinism, A Marxist Analysis, Kidron, London, 1955, 273 S.

16) Cornelius Castoriadis, d.h. Les rapports de production en Russie, Socialisme ou Barbarie, März 1949 und: La révolution prolétarienne contre la bureaucratie, Socialisme ou Barbarie, Dezember 1956 (neu aufgelegt von l’Union Générale d’Editions, (10/18) unter dem Titel: La société bureaucratique, 1973).

17) Milovan Djilas: La nouvelle classe dirigeante, Plon, Paris, 1957.

18) Rosa Luxemburg, Die russische Revolution, Verlag Friedrich Oetinger, Hamburg, 1948, 63 S.

19) David Dallin et Boris Nikolaevsky, Forced Labor in Soviet Russia, Yale,1947, 331 S.

20) Léon Trotsky: Verratene Revolution (in: Schriften 1, Sowjetgesellschaft und stalinistische Diktatur, Band 1.2 (1936-1940), Rasch und Röhrig Verlag, Hamburg 1988, S. 687 – 1001)

21) Boris Souvarine: Staline, Aperçu historique du bolchevisme, Plon, 1935.

22) Alexander Weissberg, The Accused, Simon & Schuster, New York, 1951.

23) Margarete Buber-Neumann, Als Gefangene bei Stalin und Hitler, Deutsche Verlags-Anstalt, Stuttgart, 1958, 471 S.

24) Arthur Koestler: Die Sonnenfinsternis, Büchergilde Gutenberg, Frankfurt/Main, 416 S.

25) Victor Serge: S’il est minuit dans le siècle, Bernard Grasset, Paris, 1939 und: L’affaire Toulaiev (1942); auch in: Les révolutionnaires, Editions du Seuil, Paris, 1967.

26) Manès Sperber: Wie eine Träne im Ozean (Romantrilogie), Europa Verlag, Wien, 1976, 1034 S.

27) Insbesondere: Anton Ciliga: Au pays du mensonge déconcertant; Panaït Istrati: Vers l’autre flamme, Rieder, Paris, 1929; André Gide: Retour de l’URSS und: Retouches à mon Retour d’URSS (1937).

28) Insbesondere: Puzak, Szturm de Sztrem, Dziegelewski, Krawcyk, Zdanowski und Janina Pajdak in Polen; Gyula Kelemen, Sari Karik, Anna Kethly in Ungarn, Zdenek Pska, Vojtech Dundr, Zavis Kalandra, Milada Horakova in der Tschechoslowakei; Titel Petrescu in Rumänien; Pastukhov und Loultchev in Bulgarien; Lazar Fundo in Albanien.

29) Am 31. März 1946 waren die Mitglieder der SPD Berlin aufgefordert, über die Fusion mit der KPD abzustimmen. 19.529 von 23.755 Stimmen waren dagegen. Siehe insbesondere: Gert Gruner und Manfred Wilke: Sozialdemokraten im Kampf um die Freiheit, R. Piper & Co. Verlag, München, 1981, 223 S

30) Um diesen Erblasten entgegenzuwirken, zu denen auch der Provinzialismus jeder kantonalen Partei und die natürliche Tendenz zur Verdrängung aller sie störenden Fakten und Ideen zu rechnen sind, hätte sich die SPS viel stärker für die ideologische und politische Ausbildung ihrer Mitglieder an der Basis engagieren müssen. Die Unterlassung einer solchen Ausbildung kommt heute teuer zu stehen, als niemand mehr die Fakten kennt, einschließlich der Geschichte der eigenen Bewegung

31) Hal Draper, The Two Souls of Socialism, New Politics, Vol. 5, Nr. 1 (Winter 1966), pp.57-84

32) Sidney & Beatrice Webb: Soviet Communism – A New Civilisation, Gollancz, London, 1937, 1257 S

33) Léon Nicole, Mon Voyage en URSS, Editions du Faubourg, Genève, 1939, 223 S

34) Blocher, Ebd., S. 1

35) Es soll daran erinnert sein, dass das sozialistische Solidaritätskomitee mit der Opposition in Osteuropa (CSSOPE)– darunter Mitglieder der SP, der SAP (Sozialistische Arbeiterpartei, Trotzkisten) und einiger Unabhängigen in Genf und in Lausanne – in der zweiter Hälfte der 1980er Jahre eine aktive Kampagne führte (Zeitschrift Samizdat, öffentliche Versammlungen), um den repressiven Charakter des stalinistischen Regimes anzuprangern und seine Opfer zu verteidigen

36) Charles Levinson, Vodka-Cola, Gordon & Cremonesi, London, 1978

37) Levinson, Ebd

38) Blocher, Ebd., S.4

39) Blocher, Ebd., S.

40) Alfred Hugenberg, Millionär und Eigentümer einer Medienkette (Presse und Kino), Vorsitzender des autoritären und rechtsextremen Flügels der Deutschnationalen Volkspartei (führend in der Partei ab 1928), Feind der Weimarer Republik, Verbündeter Hitlers und Wirtschaftsminister im rechten Koalitionskabinett vom Januar 1933, dem Hitler als Kanzler vorstand

41) Reichstag 1933, 2. Sitzung, Donnerstag, den 23. März 1933.

42) Hans Rothfels: Die deutsche Opposition gegen Hitler, Manesse Verlag, Zürich, 1994, 443 S.; und Material zu einem Weissbuch der deutschen Opposition gegen die Hitlerdiktatur, Vorstand der SPD, London, 1946, 188 S.

43) Hermann Wichers: Im Kampf gegen Hitler, Deutsche Sozialisten im Schweizer Exil 1933-1940, Chronos Verlag, Zürich, 1994, S. 306.

44) Blocher, Ebd., S. 10

45) Blocher, Ebd., S. 16

46) Blocher, Ebd., S. 19

47) Blocher, Ebd., S. 20

48) Blocher, Ebd., S. 20

49) Blocher, Ebd., S. 19

50) Susan George: How to Win the War of Ideas – Lessons from the Gramscian Right, in Dissent (New York), Sommer 1997.

51) Unter internem Transferpreis versteht man den Preis, den ein transnationaler Konzern verrechnet, wenn er Waren an ein eigenes Unternehmen im Ausland verkauft. Da diese Preise arbiträr sind, ermöglichen sie, Gewinne in Länder zu verlagern, wo sie Steuervorzüge genießen, bzw. Verluste dort auszuweisen, wo die Steuern hoch sind.

52) Der moderne Kapitalismus wurde auch in den letzten Jahrzehnten durch die Kämpfe der Arbeiterbewegungen tiefgreifend verändert. Diesen Kämpfen ist es zu verdanken, dass wir über Einrichtungen verfügen, welche den Einzelnen und die Gesellschaft vor dem Machtmißbrauch der Finanzmächte schützen. Beispiele sind die Sozialversicherung, subventionierte Einnahmen und öffentliche Bestimmungen – angefangen vom Gesundheitswesen über Arbeitsplatzsicherheit bis hin zu Nahrungsmittelvorschriften und gesetzlichen Maßnahmen gegen die Umweltverschmutzung. Wenn der Kapitalismus der Industrieländer noch irgendeine Anziehungskraft auf die Völker hat, die in anderen Systemen leben, dann aus dem einfachen Grund, weil er dem neoliberalen Modell eben nicht entspricht

Übersetzung: Jacqueline Csuss

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Vor 100 Jahren: Berner Vorkonferenz der Internationalen Arbeitsgemeinschaft Sozialistischer Parteien (IASP)

von Adrian Zimmermann am 7. Dezember 2020

«Des Spiessers Angst» (Peter Bratschi, November 1918)

von Adrian Zimmermann am 4. Januar 2018

Zu den Auslösern und dem Verlauf des Landesstreiks vom November 1918 schrieb der Redaktor der Schweizerischen Metallarbeiter-Zeitung und bekannte Arbeiterdichter Peter Bratschi (1886-1975) ein Gedicht. Es charakterisiert die damalige Haltung der schweizerischen Grossbourgeoisie und ihres kleinbürgerlich-grossbäuerlichen Anhangs sehr anschaulich.

Wie die am 2. Januar 2018 gehaltene unqualifizierte Rede eines bekannten Herrliberger Villenbesitzers über Robert Grimm gezeigt hat, blicken besonders rückständige Elemente aus den herrschenden und besitzenden Kreisen noch 99 Jahre später mit derselben Haltung auf die damaligen Ereignisse zurück.

Auch wenn es nicht so schnell gegangen ist, wie damals viele hofften: Die grossen seither erkämpften Errungenschaften zeigen doch, dass wir bald 100 Jahre später zuversichtlich bleiben können, dass Peter Bratschi auch mit dem letzten Satz seines Gedichts schliesslich Recht behalten wird!

 

Des Spiessers Angst.

(Zur Erinnerung an den Landesstreik am 12. und 13. November 1918.) (1)

 

In Zürichs Katakomben,

Hiess es, da wären Bomben

Und überall im Lande schon

Sah man die Revolution.

Der Bundesrat in seiner Not

Erliess ein Truppenaufgebot.

Das war zur Stunde in der Tat

Aufs Volk das grösste Attentat.

Die Züricher Regierung,

Voll Angst, bar aller Zierung,

Verfolgt von einem bösen Stern,

Sie flüchtet sich in die Kasern‘. –

Mit militär’scher Ehrung

Folgt dort die Darmentleerung. –

Und auch der Spiesser feige Schar

Und alle Hamster sah’n Gefahr.

Schnell holt man Geld noch auf der Bank

Und schliesst es sorgsam in den Schrank.

Erst unter der Soldaten Hut

Bekommen sie nun wieder Mut:

«Der Bundesrat soll leben!

Er hat uns Schutz gegeben.

Nun, tapfere Soldaten,

Zeigt eure Heldentaten.

Jetzt dürft ihr keinen schonen!

Gebt ihnen blaue Bohnen!

Schlagt nieder die Rebellenbrut

Ersäuft das Lumpenpack im Blut!

Die Kosten wird man allzumalen

Mit indirekten Steuern zahlen.»

So quietschen sie nach Noten,

Die mut’gen Patrioten.

Mit Knöpfen in den Zungen

Und ausgeheulten Lungen

Erlebten endlich sie den «Sieg»

So hat der schlimme «Bürgerkrieg»

Gar manchem Qual beschieden

Und auch Hämorrhoiden. –

Und dieser Sieg gefoppter Bauern

Mag eine Weile dauern.

Doch der Ideen Siegeslauf,

Den halten keine Knüppel auf,

Vor unsres Geistes Bajonetten

Kann sich kein Spiesser retten.

Kein Pulver hilft da und kein Blei,

Noch schimmernd Gold, noch Klerisei.

Einst wird auf feur’gen Sohlen

Sie doch der Teufel holen. P.B.

 

Peter Bratschi: «Des Spiessers Angst (Zur Erinnerung an den Landesstreik vom 12. und 13. November 1918)», in: Schweizerische Metallarbeiter-Zeitung 17 (23.11.1918).

Peter Bratschi (1886-1975), Mechaniker, Redaktor, Arbeiterdichter (Schweizerisches Sozialarchiv, Fotoarchiv SMUV)

(1) Der Landesstreik dauerte bekanntlich vom 12. November 1918 (0.00 Uhr) bis am 14. November  1918 (23.59 Uhr). Die fehlerhafte Datierung findet sich indess schon im Originaltitel des Gedichts, weshalb wir sie hier so belassen. Vielleicht könnte sie auch daraufhinweisen, dass Bratschi das Gedicht unmittelbar nach dem Beschluss zum Streikabbruch in der Nacht vom 13. auf den 14. November 1918 verfasste.

8. März 2017: Internationaler Frauentag und 100. Jahrestag der russischen Revolution

von Adrian Zimmermann am 8. März 2017

Eine Hungerdemonstration von Arbeiterinnen stand am Anfang der bedeutendsten sozialen Umwälzung des 20. Jahrhundert, der russischen Revolution. Anlässlich des seit der 2. internationalen Konferenz der sozialistischen Frauen in Kopenhagen 1910 jährlich gefeierten Internationalen Frauentags zogen Arbeiterinnen am 8. März 1917 begleitet von den ausgesperrten und als kämpferisch bekannten Metallarbeitern der Putilow-Werke nach Petrograd (St. Petersburg) und riefen zum Generalstreik auf. Die Truppen weigerten sich, gewaltsam gegen die Proteste vorzugehen und fraternisierten mit den Arbeiterinnen und Arbeitern. Nach nur vier Tagen dankte der Zar ab und wurde von einer vorerst bürgerlichen „provisorischen Regierung“ ersetzt. Die reale Macht lag aber zunehmend beim Petrograder Arbeiter- und Soldatenrat, der sich während des spontanen Aufstands gebildet hatte. Am 27. März (nach dem julianischen Kalender 14. März) 1917 erliess der Sowjet (russisch für Rat) einen vom Zimmerwalder Manifest inspirierten „Aufruf an die Völker der ganzen Welt“, den Krieg „ohne Annexionen und Kontributionen“ zu beenden und es dem Beispiel der russischen Arbeiterinnen, Arbeiter und Soldaten gleichzutun. Der Aufruf findet sich in einem hier zu findenden Dossier aus dem Archiv des Allgemeinen Jüdischen Arbeiterbunds in französischer (S. 6) und deutscher (S. 22 und 24) Sprache. Der 8. März entspricht im damals in Russland noch gebräuchlichen julianischen Kalender dem 23. Februar, weshalb diese Ereignisse als „Februarrevolution“ in die Geschichte eingingen.

100 Jahre später feiern weltweit Millionen den Frauentag und protestieren besonders gegen die vom neuen US-Präsidenten Trump wieder mit schamloser Offenheit propagierte Frauenfeindlichkeit. Trump ist bekanntlich ein grosser Bewunderer Putins. Dieser hat in Russland das demokratisch-sozialistische Erbe der russischen Revolution an den Rand gedrängt. Vielmehr begründet er seine zunehend diktatorische Herrschaft mit einer perversen Mischung aus den erzautoritären Ideologien des Zarismus, der reaktionären Lehren des orthodoxen Klerus und einer beschönigenden Sicht auf die Stalinsche Despotie. Das demokratische Selbstbestimmungsrecht anderer Nachfolgestaaten der Sowjetunion und des syrischen Volkes unterdrückt Putins Regime bekanntlich mit dem mal offenen mal verdeckten, aber immer brutalen und mörderischen Einsatz seiner Kriegsmacht.

Damals wie heute gehören der Kampf für die Rechte der Frauen, der Arbeiterinnen und Arbeiter, für demokratische Freiheitsrechte und den Frieden eng zusammen.

Übersichten zu Aktionen zum 8. März 2017 in der Schweiz finden sich auf der Seite der WoZ und der SGB-Frauen .

Wie der Internationale Frauentag 1917 in der Schweiz gefeiert wurde (aus der sozialdemokratischen Frauenzeitung „Vorkämpferin“ vom April 1917).

 

Die drei Pfeile (Dan Gallin)

von Redaktion am 20. August 2016

Autor: Dan Gallin

Das Zeichen des Oltener Kreises zeigt drei Pfeile in einem Kreis. Für was stehen diese drei Pfeile?
In der Konfrontatation mit dem Faschismus entstand auf sozialistischer Seite ein Zeichen für die Sammelbewegung derjenigen, die Widerstand leisteten: die drei Pfeile. Dieses Symbol des Kampfes gegen den Faschismus wurde 1932 von Serge Tschachotin und Carlo Mierendoff für die Eiserne Front in Deutschland entworfen.
Die Eiserne Front war ein Zusammenschluss paramilitärischer, gegen die Nazis gerichteter Organisationen. Sie wurde 1931 durch die SPD, das katholische Zentrum, die Demokratische Partei und andere Gruppierungen gegründet. Die SPD verfügte damals über eine eigene paramilitärische Organisation, das Reichsbanner Schwarz-Rot-Gold.
Tschachotin war ein russischer Menschewik, der seit Mitte der 1920er Jahre im deutschen Exil lebte. Dort arbeitete er für die Gewerkschaften und stellte seine Erfahrungen als Psychologe und Propagandist in den Dienst der Sozialdemokratie.
Nach der Machtergreifung Hitlers 1933 reiste er nach Dänemark aus, um den Kampf gegen den Faschismus fortzusetzen. Nachdem er im Frühling 1934 nach Frankreich gekommen war, organisierte er – bekannt als „Docteur Flamme“ – zusammen mit
Marceau Pivert Grossanlässe und Filmaufnahmen für die französische Sozialdemokratie. Er ist Autor des Buches „Dreipfeil gegen Hakenkreuz“ (1933), das später auch in französischer und englischer Übersetzung erschien. Darin analysiert Tschachotin die Methoden der Nazi-Propaganda und Möglichkeiten, dieser Propaganda entgegenzutreten.
Carlo Mierendorff, aktives Mitglied des Reichbanners und der eisernen Front, wurde 1930 als jüngster sozialdemokratischer Abgeordneter in den Reichstag gewählt.
1933 wurde er verhaftet und in verschiedenen Konzentrationslagern festgehalten, bis er 1938 freigelassen wurde – unter der Bedingung, sich jeglicher politischer Betätigung zu enthalten. Mierendorff schloss sich dem illegalen Widerstand an und wurde einer der wichtigsten Verbindungsmänner zwischen dem sozialistischen und dem militärischen Widerstand. Er kam im Dezember 1943 bei einem allierten Bombenangriff auf Leipzig um.
Dem Symbol der drei Pfeile wurden verschiedene Bedeutungen zugedacht. Tatsächlich handelte es sich in erster Linie um ein Zeichen, das dazu gedacht war, das Hakenkreuz der Nazis auf Mauern und Häuserwänden auszustreichen: Drei dicke Linen, von rechts nach links, von oben nach unten, schnell anzubringen und damit ideal für den Propagandakrieg auf den Strassen. Das war der ursprüngliche Zweck der drei Pfeile.
Die drei Pfeile wurden in den 1930er Jahren in Deutschland von der – von der sozialdemokratischen Opposition verwendet. Auch der spätere illegale Widerstand benutzte das Zeichen, das ab 1932 auch von der österreichischen Sozialdemokratie übernommen wurde. Nachdem diese nach dem verlorenen Bürgerkrieg 1934 ebenfalls in die Illegalität gedrängt worden war, verwendete die sozialdemokratische Linke, reorganisiert als „Revolutionäre Sozialisten“, die drei Pfeile in ihren (illegalen) Publikationen. Nach 1945 übernahm die österreichische Sozialdemokratie die Pfeile als offizielles Abzeichen, ergänzt um einen Kreis, dem Symbol der Einheit der Bewegung.
In Frankreich verwendete die Sozialdemokratie im Seine-Departement, wo die revolutionäre Linke von Marceau Pivert dominierte, ab 1934 das Zeichen der drei Pfeile. Nach 1936 zierten sie die Plakate, Flugblätter und anderes Propagandamaterial der französischen Sozialdemokratie, besonders an der Seine und bei der sozialistischen Jugendorganisation. Nach der Befreiung 1944 schlug die Parteileitung ein neues Symbol vor: die Phrygiermütze (auch Jakobinermütze genannt, damals bereits von den Radikalen verwendet, bis heute übrigens auch von der Schweizer PdA). Dieser Vorschlag setzte sich jedoch nicht durch. Angesichts des parteiinternen Widerstandes kehrte man zu den drei Pfeilen durch. Diese verschwanden erst 1969, mit der Ablösung der alten SFIO (Section française de l’Internationale ouvrière) durch den heutigen Parti Socialiste.
Die SPD und ein wenig später die SPÖ haben die drei Pfeile aufgegeben, um sie durch das plattestmögliche Logo zu ersetzen: die drei Buchstaben der Abkürzung ihrer Parteinamen. Die französische Sozialdemokratie hat sich die Mühe gemacht, ein neues Abzeichen zu entwerfen: die Faust mit der Rose. Trotz weltweiter Verbreitung hat man es in Frankreich später fallen lassen. War die Faust zu aggressiv, die Rose zu rot?
Wie dem auch sei: Wir, die wir auf dem linken Flügel der Sozialdemokratie stehen, ehren den Widerstand, der durch die drei Pfeile symbolisiert wurde und wird: den Widerstand der österreichischen Revolutionären Sozialisten, den deutschen sozialdemokratischen Widerstand, denjenigen der revolultionären Linken innerhalb der französischen Sozialdemokratie. Diese drei Bewegungen stehen hier auch für viele andere. Ihnen zu Ehren verwenden wir das Zeichen der drei Pfeile.
Und, Genossinnen und Genossen: Wenn ihr auf einer Mauer oder anderswo ein faschistisches Symbol, ein Keltenkreuz oder ein Hakenkreuz seht, zögert nicht. Streicht es durch mit den drei Strichen, von rechts nach links, von oben nach unten!
Nie wieder!

Dan Gallin hat diesen Text für den Oltener Kreis linker SozialdemokratInnen geschrieben, der die drei Pfeile in seinem Logo verwendet (Original: Französisch, Übersetzung: Rebekka Wyler)

Fundstück: Origins of the police

von Wolf Stettler am 3. August 2016

Im Nezt habe ich den Beitrag „Origins of the police“ von David Whitehouse gefunden. Er beleuchtet die Anfänge der modernen Polizei in Städten an Beispielen aus London, New York und Charlston.

https://libcom.org/history/origins-police-david-whitehouse

Generalversammlung Oltener Kreis

von Wolf Stettler am 21. Mai 2016

Samstag 21. Mai 2016 um 14:15 in Hotel Bern

Programm

14.15-14.45: Statutarischer Teil

14:45-15:00: Input Michel Berger (10 min.): Gewerkschaftliche Erfahrungen mit Personalvertretungen in Verwaltungsräten öffentlicher und gemischtwirtschaftlicher Betriebe

15:00-15:15: Input Barbara Gysi (10 min.): Das Positionspapier Wirtschaftsdemokratie der SP

15:15-15:30: Input Mattea Meyer (10 min): Wirtschaftsdemokratie als Thema für die SP: Welche Forderungen, Wie weiter?

15:30-16:00: Austausch mit ReferentInnen

16:00-17:00: Generelle Diskussion: Wie weiter mit Wirtschaftsdemokratie innerhalb der SP? Entscheidungen

Annonce de l’Assemblée générale du Cercle d’Olten

von Wolf Stettler am 15. März 2016

L’Assemblée générale 2016 du Cercle d’Olten des socialistes de gauche aura lieu le:

Samedi 21 mai 2016

à 14h15

à l‘Hôtel Bern, Zeughausgasse 9, 3011 Bern

Le thème de l’AG sera la démocratie économique.
L’invitation avec l’ordre du jour suit.

Le comité